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Couper une patte à sa NES

Couper une patte à sa NES

C’est l’histoire du jeune Fred qui, en voyage aux Etats Unis avec ses parents découvre dans un magasin toute une série de jeux vidéo pour sa console Nintendo qu’il n’avait jamais vu jusque là. Batman, Terminator, Robocop, Snoopy, Roger Rabbit avec des prix bien moindre de ce que l’on trouve alors chez nous en Belgique. Imaginez l’excitation que l’on peut ressentir quand on est gamin car bien sur c’est d’un alléchant. Le voilà donc de retour chez lui qui enfourne une première cartouche dans sa console,… ça clignote, rien ! Une deuxième, encore une autre. Rien à faire, tous ces jeux auxquels il a rêvé jouer tout au long de son séjour refusent de démarrer… Diable, il va lui falloir recommencer encore son Legend of Zelda.

Ce n’est pas la première fois que l’on me raconte cette histoire, je me souviens d’ailleurs que mon voisin avait également une cartouche Megaman, venue de l’autre coté de la planète qui ne fonctionnait… Et la raison à cela est que la console NES de Nintendo est zonée, c’est à dire qu’elle ne peut lire que des jeux européens chez nous ou américains outre-atlantique. Au Japon, la NES est une Famicom aux formes bien différentes de ce que nous connaissons et propose des petites cartouches qui physiquement ne rentreraient pas dans nos consoles.

Super Mario Bros, l'icone de la console NES
Super Mario Bros, l’icone de la console NES

A la fin des années 80 et 90, bien évidemment. Nous n’avions aucune idée de cette problématique ou de comment résoudre le problème. J’étais pour ma part bien au courant qu’une console japonaise Super Nintendo tournait en 60hertz avec des titres donc plus nerveux, et qu’il était possible de la “switcher” mais, sans en comprendre plus la problématique.

Aujourd’hui, retrouver sa NES dans le grenier de chez ses parents, c’est, après ce sentiment joyeux qui rappelle tous les bons moments passés à jouer à Super Mario, Les Aventures de Picsou ou peut-être les premiers donjons de Zelda,… bien souvent une grande frustration de voir la LED rouge clignoter sans ne faire démarrer plus aucun jeu… En effet, la NES vieilli mal !

Tout d’abord, mécaniquement son système pour insérer la cartouche en mode dit “grille-pain” force sur le système de connections entre la cartouche et les connecteurs, ce qui rend difficile le passage des informations. De plus, avec le temps les pins de connexion ont tendance à s’oxyder et toutes ses petites usures ne sont pas aider par la puce “NES 10” 3195A. En effet, c’est cette dernière qui est présente pour vérifier l’authenticité du jeu, s’il fait bien partie des jeux originaux de Nintendo et qui plus est qu’il s’agit d’une jeu adapté au zonage de la console. Historiquement là où le marché du jeu-vidéo s’était effondré à l’époque de la console Atari qui était envahie de mauvais jeux conçu par n’importe quel studio, Nintendo avait imposé un accès trié sur le volet d’éditeurs devant payer une licence d’exploitation afin de faire partie du catalogue de jeux pour sa console Famicom, dénommée NES dans nos contrées. Avec cette puce, Nintendo s’assurait qu’aucun jeux non-officiel ne soit mis en vente, pouvant ainsi réduire le prix de vente de la machine tout en s’assurant de juteux bénéfices sur la vente de jeux. L’empire Nintendo s’était en place pour de longues années !

Grâce à Internet, il est maintenant facile de savoir qu’il est possible de régler ses soucis de difficulté de lecture des cartouches dans sa console NES et de dézoner cette dernière en coupant l’une des patte de cette puce 3195A. Mais cela fonctionne-t-il vraiment, est-ce sans risque ? Je vous avoue que jusqu’ici, je n’avais pas eu trop besoin de me pencher sur le sujet, ma console NES avait reçu tout un nouveau système de pin de connexion et était déjà dézonée par le roi KingSteph. Par cette technique ou une autre, puisqu’il réside sur sa face avant un petit trou qui rappelle la présente d’un switch qui devait à l’époque permettre déjà la lecture de jeux américains.

Ce cher Fred, lui, a finalement retrouvé sa console, mais cette dernière restait muette. Même pas de LED rouge qui clignote. Démontée, rien d’anormal à l’horizon et pour cause, c’est son alimentation qui ne fonctionnait plus. Un petit test avec la mienne aura permis de faire démarrer quelques-uns de ces jeux !

Mais si elle fonctionne ta NES, Fred !
Mais si elle fonctionne ta NES, Fred !

On dézone ?

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Les 100 meilleures musiques de jeu vidéo

Les 100 meilleures musiques de jeu vidéo

Les meilleures musiques de jeu vidéo, voilà un sujet qui me tient à coeur depuis de très nombreuses années ! Il existe bien sur déjà diverses playlists sur Youtube ou sites amateurs de clics qui se sont penchés à proposer ce genre de mega hit parade et au fond qui suis-je pour prétendre proposer un autre TOP 100 ?

J’en conviens, c’est le genre d’approche qui a une certaine part de subjectivité, parce qu’en matière d’art les gouts, les couleurs, les notes, les sons, chacun aura une oreille différente. Néanmoins je me lance malgré tout.

Tout d’abord, parce que la musique propre aux jeux vidéo a toujours été pour moi un élément important. J’ai découvert les jeux vidéo à 6 ans en 1983 avec les premières petites musiques du Commodore 64 et devenant rapidement fasciné par les sons que cette machine pouvait offrir grâce aux prouesses de compositeurs vidéoludique de l’époque. J’ai ensuite basculé sur un PC où j’ai vu l’arrivé des premières cartes son aux sonorités FM et la transition vers l’arrivée des premières bande son sur CD-Rom qui se frottaient alors à la technologie du soundtracking issue du monde Amiga.

Piano Collections: Final Fantasy VIII
Piano Collections: Final Fantasy VIII

J’ai pris également du recul quand à ce que je trouvais étonnant dans les musiques des jeux de la Game Boy, de la NES, Super Nintendo et Megadrive avant le passage aux bandes sons plus orchestrées du nouveau millénaire et le retour de la vague plus “rétro” des jeux indépendants de ces 10 dernières années.

Ce bagage m’aide à prendre un certain recul autour de mes expériences personnelles de joueurs amateurs de musique vidéoludique mais également quant à la qualité technique d’oeuvres composées pour jeu auquel je n’ai pas joué. Ces démarches de reflexion font également partie de mon approche en tant que compositeur de musique pour une série de jeux vidéo indépendants et amateurs.

Enfin, la plupart des “tops” que j’ai eu l’occasion de découvrir était toujours à mon gout trop américain, trop import japonais voire trop franco-français. Bien entendu, comme Bjorn Olav Dozo l’explique dans le MOOC “Introduction à la culture vidéoludique“, il y aura toujours de nombreuses approches à écrire l’histoire du jeu vidéo, et à nouveau j’apprécie partager avec vous cette angle-ci.

games o clock volume 4
games ‘o clock volume 4

Ce TOP 100 est donc inspiré d’un travail entamé il y a plus de 15 ans, à l’époque où télécharger des OST sur Internet était assez facile dans les sites et outils de Peer 2 Peer ce qui m’a permis d’élargir ma culture sur le sujet en réfléchissant à l’époque  à une compilation musicale du nom de Gamin’O Clock qui reprendrait les meilleurs bande son de jeu vidéo, projet partagé sur ce blog il y a plus de 10 ans, mais dont la plupart des références ont soufferts avec le temps.

(…) A coté de cela, des musiques dites “FM” aux sonorités plus douces font leur apparition déjà dès la fin des années 80 sur les bornes d’arcade et la nouvelle console de SEGA, comme dans le jeu Golden Axe (piste 6) dont vous pouvez écouter la version Arcade composée par Nakyoku en 1989. Les jeux PCs s’orientent également vers des sonorités similaires issues des carte Adlib du synthétiseur Yamaha OPL. La version PC (remasterisée ici  par Video Game Orchestra) de la fourmi ninja Zool (piste 15) composé par Patrick Phelan en 1993 en est un bel exemple, ou encore un peu plus tard, la bande son du shoot’m up Tyrian (piste 17)  d’Epic Mega Games , composé en 1995 par l’américain Alexander Brandon.

J’ai ré-actualisé ce travail en découvrant ce TOP 100 anglophone sur FactMag.com que je trouvais assez intéressant et qui m’a fait lui aussi découvrir de nouvelles oeuvre. J’imaginais alors en faire une chronique hebdomadaire de vacances sur Press-Start, mais le travail a finalement été encore long, affinant ma réflexion d’une part en suivant le MOOC “Game Design and Development: A Bit-by-Bit History of Video Game Music” de Kenny Mc Alpine professeur à l’Abertay University, en participant à la création du MOOC “Introduction à la culture vidéoludique” au travers des rencontres avec Pipomantis et Fanny Rebillard et enfin les différentes échanges avec Mickael Blutch responsable du projet “Musiques de jeu vidéo“.

01 – 10

01. Fez (Rich Vreeland) Xbox 360, 2012 — « Adventure »
02. Final Fantasy X (Nobuo Uematsu) PS2, 2001 — « To Zanarkand »
03. Beyond Good & Evil (Christophe Heral) GameCube/PC/PS2/Xbox, 2003 — « Hylian Suite »
04. Silent Hill 2 (Akira Yamaoka) PS2, 2001 — « True »
05. Rayman Origins (Christophe Héral, Billy Martin) PS3/Wii/Xbox 360, 2011 — « Sea of the Serendipity – The Lum’s dream »
06. Ico (Michiru Oshima, Koichi Yamazaki, Mitsukuni Murayama) PS2, 2001 — « You were there »
07. Donkey Kong Country (Dave Wise) SNES, 1994 — « Aquatic Ambients »
08. Super Mario World (Koji Kondo) Super Famicom (SNES), 1990 — « Overworld »
09. Scott Pilgrim VS the world (Anamanauguchi) PS3, 2011 — « Another Winter »
10. Legend of Kyrandia (Franck Klepacki) PC, 1992 — « Timbermist Woods »

11 – 20

11. Elder scrolls V : Skyrim (Jeremy Soule) PC/PS3/Xbox 360, 2011 — « The Song of the Dragonborn »
12. Rayman 2 (Eric Chevalier) PC, 1999 — « The hall of doors »
13. Shovel Knight (Jake Kaufman) 3DS/MAC/PC/WiiU, 2014 — « Strike the earth! »
14. The Last Ninja (Ben Daglish, Anthony Lees) C64, 1987 — « The Begin »
15. Streets of Rage 2  (Yuzo Koshiro and Motohiro Kawashima) Megadrive, 1992 — « Go Straight II »
16. The Secret of Monkey Island (Michael Land) PC, 1990 — « Introduction theme »
17. Kirby’s Adventure (Jun Ishikawa) NES, 1993 — « Green Fields »
18. Trine 2 (Ari Pulkinnen) PC/Xbox 360, 2011 — « Main theme »
19. Castlevania (Kinuyo Yamashita, Satoe Terashima, Hidenori Maezawa) Famicom (NES), 1986 — « Vampire Killer »
20. Super Mario Bros (Koji Kondo) Famicom (NES), 1985 — « Overworld Theme »

21 – 30

21. The Last of us (Gustavo Santaolalla) PS3, 2013 — « The Last of us »
22. Legend of Zelda : Link to the past (Koji Kondo) Super Famicom (SNES), 1991 — « Darkworld »
23. Final Fantasy VIII (Nobuo Uematsu) Playstation, 1999 — « Blue Fields »
24. Bravely Default (Yasurou ‘Revo’ Kamanaka) 3DS, 2013 — « Land of light and shadow »
25. Wild Arms (Michiko Naruke) Playstation, 1996 — « Into the wilderness »
26. Shenmue (Takenobu Mitsuyoshi, Yuzo Koshiro, Takeshi Yanagawa, Osamu Murata, Ryuji Iuchi) Dreamcast, 1999 – « Shenua »
27. Super Smash Bros Melee (Hirokazu Ando) GameCube, 2001 — « Menu »
28. Donkey Kong Country 2 (Dave Wise) SNES, 1995 — « Strikebrush symphony »
29. Castlevania III (Yoshinori Sasaki, Jun Funahashi, Yukie Morimoto), Famicom, 1989 — « Beginning »
30. Dune (Stéphane Picq) PC, 1992 — « Mornings »

31 – 40

31. F-Zero GX (Hidenori Shoji) GameCube, 2003 — « Dr Stewart’s Theme »
32. Diablo (Matt Uelmen) PC, 1996 — « Tristram village »
33. Secret of Mana (Hiroki Kikuta) Super Famicom (SNES), 1993 — « Into the thick of it »
34. Red Dead Redemption (Bill Elm and Woody Jackson) PS3/Xbox 360, 2010 — « Born unto trouble »
35. Final Fantasy VI (Nobuo Uematsu) Super Famicom (SNES), 1994 — « Terra’s theme »
36. Rayman Legends (Christophe Héral, Billy Martin) WiiU, 2013 — « Lost in the clouds »
37. Starfox (Hajime Hirasawa) Super Famicom (SNES), 1993 — « Corneria »
38. Shatter (Jeramiah ‘Module’ Ross) PS3, 2009 — « Amethyst Caverns »
39. Megaman III (Yasuaki Fujita) Famicom (NES), 1990 — « Title theme »
40. Shadow of the Beast (David Whittaker) Amiga, 1989 « Opening theme »

41 – 50

41. Yoshi’s island (Koji Kondo) Super Famicom (SNES), 1995 — « Athletic »
42. Thunderforce IV (Toshiharu Yamanishi, Takeshi Yoshida, Tomomi Ootani) Megadrive, 1992 — « Evil Destroyer »
43. Super Mario RPG   (Yoko Shimomura) Super Famicom (SNES), 1996 — « Beware the forest’s mushrooms »
44. Sonic the Hedgehog (Masato Nakamura) Megadrive, 1991 — « Green Hill Zone »
45. New Super Mario Bros (Asuka Ohta, Hajime Wakai) Nintendo DS, 2006 — « Athletic »
46. Tetris (Hirokazu Tanaka) Game Boy, 1989
47. Super Mario Kart  (Soyo Oka, Tarō Bandō) Super Famicom (SNES), 1992 — « Mario Circuit »
48. Final Fantasy IX (Nobuo Uemastu) Playstation, 2000 — « The place I’ll return to someday »
49. Journey (Austin Wintory) PS3, 2012 — « Apotheosis »
50. Legend of Zelda : Links Awakening (Kazumi Totaka) Game Boy, 1993 — « Koholint Island »

51 – 60

51. Chrono Trigger (Yasunori Mitsuda, Nobuo Uematsu, Noriko Matsueda) Super Famicom (SNES), 1995 — « Chrono’s theme »
52. International Karate (Rob Hubbard) – Commodore 64, 1986
53. Silent Hill (Akira Yamaoka) Playstation, 1999 — « Silent Hill »
54. Street Fighter 2 (Yoko Shimomura, Isao Abe) Arcade, 1991 — « Ryu’s theme »
55. Double Dragon Neon (Jake Kaufman, Kazunaka Yamane) PS3/Xbox 360, 2012 — « City Streets 1 »
56. Uncharted  (Greg Edmonson) PS3, 2007— « Nathan’s theme »
57. Sword & Sorcery (Jim Guthrie) iOS, 2011 — « Dark flute »
58. Jets ‘n’ Guns (Machinae Supremacy) PC, 2004 — « Silent Hill »
59. Rayman (Stéphane Bellanger) PC/Playstation, 1995 — « Bétilla la Fée »
60. Ducktales (Hiroshige Tonomura) NES, 1989 — « The Moon »

61 – 70

61. Ecco the dolphin (Spencer Nilsen) Mega Drive + Mega CD, 1993 — « Title screen »
62. Outrun (Hiroshi Kawaguchi) Arcade, 1986 — « Splash Wave »
63. Super Mario Land (Hirokazu Tanaka) Game Boy, 1989 — « Level A »
64. Final Fantasy VII (Nobuo Uemastu) Playstation, 1997 — « Tifa’s theme »
65. Turrican II (Chris Hülsbeck) – Amiga, 1991 — « The Desert Rocks »
66. Aqua Kitty DX (Electric Café) Xbox 360, 2013 — « Buttermilk Bay »
67. Legend of Zelda : Ocarina of Time (Koji Kondo) Nintendo 64, 1998 — « Kakariko Village »
68. Shantae : Pirate’s curse (Jake Kaufman) 3DS/WiiIU, 2014— « File Select »
69. DNA Warrior (Thomas Egeskov Petersen, Kim Christensen) Commodore 64, 1989 — « Title music »
70. Worms  (Bjorn Lynne) PC, 1995 — « The saga of Boggy B »

71 – 80

71. Bioshock (Garry Schyman) PC, 2006 — « Beyond the sea »
72. Fury of the Furries (Frédéric Motte) Amiga, 1993 — « Lagoon theme »
73. Final Fantasy XII (Hayato Matsuo, Hitoshi Sakimoto, Masaharu Iwata, Nobuo Uematsu) PS2, 2006  — « Royal Capital Rabanastre – City Upper Ground »
74. Silent Hill 4 : The Room (Akira Yamaoka, Joe Romersa) PC/PS2/Xbox, 2004  — « Room of Angel »
75. Jazz Jack Rabbit (Robert A. Allen, Joshua Jensen) PC, 1994 — « Main Menu »
76. Super Mario Galaxy (Mashito Yokota) Wii, 2007 — « Ouverture »
77. Arkanoid (Martin Galway) – Commodore 64, 1987
78. Ridge Racer 4 (Kohta Takahashi, Hiroshi Okubo, Asuka Sakai, Tetsukazu Nakanishi, Koji Nakagawa) Playstation, 1998 — « Intro theme »
79. Angry Birds (Ari Pulkkinen) iPhone, 2009 — « Original main theme »
80. Squids (Romain Gauthier) Androïd/iOS/PC/MAC, 2011 — « Squids Theme »
81. Day of the Tentacle (Clint Bajakian, Michael Z. Land, Peter McConnell) PC, 1993 — « Introduction »
82. Need For Speed : Underground (Lil Jon feat. Eatside Boys) – GameCube/PC/PS2/Xbox, 2003 — « Get Low »
83. Detroit Become Human (Philip Sheppard, Nima Fakhara, John Paesano) – Playstation 4, 2018 — « Kara’s main theme »
84. One Must Fall 2097 (Kenny Chow) PC, 1994 — « Menu »
85. Super Mario Land 2 (Kazumi Totaka) Game Boy, 1992 — « Seashore »
86. Sonic the Hedgehog 3 & Knuckles (Howard Drossin, Bobby Brooks, Brad Buxer, C. Cirocco Jones, Darryl Ross, Doug Grigsby III, Geoff Grace, Jun Senoue, Michael Jackson, Tatsuyuki Maeda, Tomonori Sawada, Howard Drossin, Masaru Setsumaru, Masayuki Nagao, Sachio Ogawa, Tokuhiko Uwabo, Yoshiaki Kashima) Genesis (Megadrive), 1994 — « Ice Cap Act 1 »
87. Minecraft (Daniel ‘C418’ Rosenfeld) PC, 2010 — « Aria Math »
88. Lotus Turbo Chalenge 2 (Barry Leitch) Amiga, 1989
89. Skies of Arcadia  (Yutaka Minobe – Tatsuyuki Maeda) Dreamcast, 2000 — « Opening Theme »
90. Bomberman (Jun Chikuma) – PC Engine, 1990 — « Introduction theme »
91. Super Mario Bros. 3 (Koji Kondo) Famicom (NES), 1988 — « Overworld 2 theme »
92. Genso Suikoden IV (Masahiko Kimura, Norikazu Miura, Michiru Yamane) PS2, 2004 — « La Mer »
93. Far Cry 3 : Blood Dragon (Powerglove) PC/PS3/Xbox 360, 2013 — « Blood Dragon theme »
94. Panzer Dragoon (Yoshitaka Azuma) Saturn, 1995 — « Flight »
95. Speedball 2 (Richard Joseph, Simon Rogers, John Foxx) – Amiga, 1990 — « Main theme »
96. Super Stardust HD (Ari Pulkinnen) PS3, 2007 — « Lava »
97. Ristar (Tomoko Sasaki, Naofumi Hataya, Masafumi Ogata) Megadrive, 1995 — « Ice Scream »
98. Child of Light (Béatrice ‘Coeur de Pirate’ Martin) PC/PS3/PS4/PS Vita/WiiU/Xbox 360/Xbox One,2014 — « Leave your castle »
99. Portal (Jonathan Coulton) PC, 2007 — « Still Alive »
100. F-Zero (Yumiko Kanki and Naoto Ishida) Super Famicom (SNEs), 1990 — « Mute City »
Joyeux anniversaire Jazz Jackrabbit !

Joyeux anniversaire Jazz Jackrabbit !

Il y a quelques semaines, la série Jazz JackRabbit soufflait les 20 ans de la sortie de son 2e épisode. Pour l’occasion les fans musicos du lapin vert offraient à la communauté un très bel album d’arrangements modernes des thèmes musicaux de la série ! Ah, que me racontes-tu là, Franqui… « personne ne connait Jazz JackRabbit !? » Une petite séquence Playhistoire s’impose donc… Je vais vous parler de ce temps où Epic Mega Games n’était ni synonyme d’Unreal Engine et encore moins de Fortnite.

Début des années 90, bon nombre de mes copains de classe reçoivent une Megadrive pour jouer à Sonic le hérisson, devenu le symbole des jeux vidéo « cool ». Moi, je fais partie de ceux qui ont à la maison un ordinateur et non une console. Si graphiquement les PC de l’époque proposent des expériences vidéoludiques novatrices avec des simulations en 3D vectorielle toujours plus réussies et des jeux d’aventure Point & Clic aux couleurs chatoyantes, je suis bien forcé de constater que les jeux de plate-forme que j’affectionne tant y sont bien moins fréquents. En effet, l’une des difficultés du monde PC à l’époque est que ces machines embarquent des composants relativement disparates dont notamment les cartes graphiques. Cette diversité de performances rend difficile la réalisation d’un scrolling concluant des sprites à l’écran. À l’époque par exemple, les versions MS-DOS des jeux français de Titus reposent alors sur une technique d’écrans qui scrollent brutalement lorsque le personnage se rapproche du bord (je vous invite au besoin à relire mon test des Aventures de Moktar). Ce sera l’arrivée des titres de la génération « sharewares » américains qui viendra bouleverser le paysage PC avec le premier épisode de Keen Commander signé Apogee – ID Software et Jill of the Jungle, proposé par le « studio concurrent » Epic Mega Games.

Les aventures de Keen Commander, Jill of the Jungle, Duke Nukem et autres Bio Menace reposent sur ce modèle économique du shareware qui n’a évidemment pas eu le même impact chez nous. Les studios proposent en « téléchargement » gratuit le 1er épisode de ce qui se présente souvent comme une trilogie. Les autres titres pouvant ensuite être téléchargés sur un BBS, l’ancêtre d’internet, et ce de manière payante voire commandés par vente par correspondance. Ici en Belgique, ces jeux « gratuits » se retrouvent en cadeau dans des magasines spécialisés, dans des packagings à bas prix de grande surface ou un peu plus tard dans des compilations de jeux sur CD-Rom.

Bien entendu, les influences du monde console sont importantes. Si Keen Commander tente de reproduire avec suffisamment de distance les mécaniques de gameplay et surtout le scrolling efficace du premier Super Mario Bros, Jill of the Jungle se rapproche plutôt de Metroid et Bio Menace de la série Contra… Mais nous sommes bien loin d’envisager l’équivalent d’un Sonic sur PC, d’autant que la plupart de ces titres se limitent à exploiter les 16 couleurs du mode graphique EGA pour offrir un scrolling fluide.

La guerre des mascottes - Pix'n Love Editions
La guerre des mascottes – Pix’n Love Editions

L’arrivé de Sonic the Hedgehog en 1991 va bousculer le monde du jeu de plateforme. Là où la majorité des héros avaient une forme humaine, les mascottes vont petit à petit inverser la tendance comme nous le raconte William Audureau dans son excellent ouvrage « La Guerre des Mascottes » édité chez Pix’n Love en 2016. Un singe chez Nintendo, un renard chez Titus, un chat chez Accolade, une chauve-souris chez Sunsoft, un écureuil chez Ocean, une fourmi chez Gremlin Graphics, un lézard chez Crystal Dynamics aux cotés des nombreux personnages de Disney et autres Looney Tunes, les rayons de jeux vidéo se retrouvent envahis !

Alors qu’Epic Mega Games assoit un temps sa réussite sur une série de jeux de flipper très réussi (Epic Pinball), elle recrute dans son équipe Arjan Brussee. Democoder talentueux,  il s’attaquera depuis les Pays-Bas à un projet reposant sur un moteur graphique proposant une action très rapide à l’instar de Sonic bien entendu, mais également de Zool sorti sur Amiga et PC. Au début du projet, le héros pressenti devait être le cosmonaute hollandais Wubbo Ockels, afin d’offrir un titre dans l’esprit de Megaman, mais en plus nerveux. Cependant le thème spatial n’était alors plus aussi vendeur que la déferlante de mascottes… Notre cosmonaute se transforme alors en lapin vert repoussant l’invasion de tortues de l’espace ayant kidnappé Eva, la princesse de Karotus. Un lapin vert créé par le comparse de Arjan, Cliff Bleszinski.

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Weekend PasMini Super Nintendo

Weekend PasMini Super Nintendo

Vous le savez, fin 2017, Nintendo nous sortait une ré-édition miniature de la Super Nintendo embarquant 20 jeux de la belle époque du début des années 90. Il faut bien admettre que la SNES est une des consoles rétros qui offrent les plus beaux jeux à redécouvrir de Super Mario World à Donkey Kong Country en passant Legend of Zelda, Megaman X ou Super Metroïd. Cette dernière est vendue 80€, un peu plus cher que l’édition NES de l’année précédente.

Ici à la maison, j’ai bien sur une vraie Super Nintendo. Pas de boite, un peu jaunie, mais elle avait été restaurée il y a déjà quelques années par l’ami Kingstef et j’ai pu grappiller de nombreuses cartouches au fil du temps. Impossible de trouver un Legend of Zelda ou Metroïd, dont les prix ont explosé, mais j’ai tout de même une série de titres pas fréquents à redécouvrir ! Alors que s’enchaine deux weekend un peu moins chargé, j’ai donc branché la console sur la TV.

On joue aux Schtroumpfs sur Super Nintendo
On joue aux Schtroumpfs sur Super Nintendo

A ce propos, sachez que si vous disposez d’une Nintendo 64, le cable de connexion RVB est compatible avec la Super Nintendo, ce qui permet d’avoir une bien meilleure image que via le cable peritel antenne d’époque. Pensez aussi à régler le mode image de votre téléviseur. Mon écran 4K Sony par défaut m’offrait une image aux pixels tranchant, alors qu’en activant le mode “cinema”, ceux-ci sont un peu plus lissés et proche d’une image de l’époque.

Ce sont d’abord les enfants à qui j’ai proposé de choisir à quoi jouer. Les Schtroumpfs, Astérix, Micro-Machine et Super Mario ont eu leur faveurs. Ce sont des titres qui visuellement n’ont pas vieilli. Les Schtroumpfs reste malgré tout frustrant à souhait, mourir quand on marche dans l’eau ou quand un Schtroumpf jette de l’eau par la fenêtre, pour un enfant, c’est loin d’être logique. Alors que même si Super Mario World est loin d’être simple, on n’y meurt pas sans raison ! Il est tout de même fou de constater comme ce jeu reste intemporel. Pour l’époque c’était une explosion de nouveauté à découvrir de niveaux en niveaux, un sentiment jamais égalé en jouant aux autres Mario.

On joue à Super Mario Kart - SNES
On joue à Super Mario Kart – SNES

J’ai ensuite tenté de leur faire découvrir le premier Super Mario Kart, plus difficile à prendre en main que les versions modernes, il faut bien l’admettre ! La sauce n’a pas pris. Moi même je me suis senti un peu rouillé, trop habitué aux glissades des épisodes plus récents. Charly appréciant beaucoup les jeux de voitures en ce moment, j’ai donc testé avec lui Micro Machine 2, Pole Position 2, Nigel Mansell et Top Gear. Lui a trouvé son plaisir dans Nigel Mansell. Choisir ses pneus et ses réglages, c’est ça qui l’intéresse. Moi je suis resté scotché sur la qualité de Top Gear qui bien plus abouti que Lotus Challenge dont je pensais qu’il n’était qu’un simple portage dédié à la SNES… Mais j’y reviendrais une prochaine fois.

Sortir une veille console et des vieux jeux, cela fait toujours un peu d’animation. Les JulietteS s’affrontent à Super Mario Kart, on redécouvre les vieux pixels avec Matteo et Romeo et puis on approfondi le sujet avec Pype, de quoi mettre des images sur certaines de nos lectures communes aux éditions Pix’n Love, tel que La Guerre des Mascottes.

En grand amateur de jeux de plateforme, j’avais fait le plein de cartouches les années précédentes : Chuck Rock, Zool, Bubsy, Cool Spot, Indiana Jones, Pitfall et même  Aero the Acrobat et Ardy Lightfoot. La Super Nintendo regorgent de ce genre de jeux qui avaient d’ailleurs la cotte à cette époque. Moi je m’étais attaqué seul à découvrir Chuck Rock dont les gros sprites m’avaient impressionnés quand je lisais les magasines de l’époque. Mais une fois la manette en main, la construction des niveaux m’a un peu déçu… Les filles ont assez bien apprécié Zool, nerveux et colorés et clairement plus maniable que la version PC à laquelle je jouais quand j’étais ado.

Bubsy, ça speede - SNES
Bubsy, ça speede – SNES

Plutôt content d’avoir déniché Aero the Acrobat, le “Sonic” the Sunsoft, je dois bien admettre qu’il n’est vraiment pas amusant à jouer et difficile à prendre en main avec ses pirouettes. Reste cet excellent Bubsy… Lui aussi descend du Hérisson de SEGA qui venait créer un nouveau genre de jeu dans la catégorie plateforme. Chat, Caméléon, Chauve-Souris, Lapin… les mascottes débarquaient en force avec plus ou moins de réussite. Bubsy ramassant des boules de laines dans des niveaux nerveux, colorés et avec un scrolling rapide avait tout pour se porter en concurrent de Sonic sur la Super Nintendo. Ce n’est pas pour rien que j’y ai tant joué… Il est pourtant bien plus difficile, car au moindre contact avec un ennemie, un chute de trop haut, c’est le petit gimmick d’une vie en moins. Malgré cela, j’ai probablement dû réussir à avancer dans le jeu aussi loin que dans Sonic à l’époque.

Si au jour d’aujourd’hui, j’ai pas mal de cartouches, je manque cruellement d’éléments pour envisager un shooting studio autour de la Super Nintendo. Les jeux étaient à l’époque distribuer dans une boite en carton, ce qui a rendu leur conservation plus rares que les boitiers “plastiques” à la sauce VHS des jeux Megadrive. Magasines, posters ou même boite de consoles sont également difficile à trouver.

Ma collection Super Nintendo

 

Raspberry, 5 minutes chrono

Raspberry, 5 minutes chrono

Il était prévu d’attendre le début des vacances, mais voilà. J’avais le 9° épisode de Outlander qui se refusait obstinément à être lu au départ de ma Playstation 3, j’ai donc copié les quelques mega de l’image Recalbox sur ma carte MicroSD, glissé celle-ci dans la carte mère du Raspberry Pi³, connecté le tout sur ma télévision et en 5 minutes chrono, j’avais un installation prête à l’emploie et la possibiltié de lire mon film depuis la partie “Kodi”.

J’ai donc ensuite poursuivi les premiers tests de Recalbox. Ma manette NES30 8bitdo a été de suite reconnue par l’OS en mode USB et j’ai donc pu faire un petit essai sur l’une des ROMS libres proposées à l’installation. Cependant, impossible de pouvoir sortir d’un jeu. J’ai donc compris l’importance de l’attribution de la “HOTKEY” à l’un des boutons de la manette afin de pouvoir faire des combinaisons de touche pour sortir d’un jeu, sauvegarder ou recharger une partie…

Pour l’heure par contre, je n’ai pas encore réussi à appareiller la manette en mode Bluetooth, mais peut-être ai-je pour cela besoin d’un autre périphérique connecté en USB… J’ai de toute manière dû utiliser un clavier pour pouvoir configurer le WiFi et encoder le SSID et mot de passe.

Enfin, je pensais que la méthode d’ajouts de nouveaux jeux seraient peut-être le plus complexe mais “Que Nenni”, il suffit simplement de faire un Drag&Drop depuis une interface web au départ d’un PC.

Reste une petite grande déception, la version 4.0.x BETA actuellement dispo de Recalbox ne gère pas le Commodore 64 : (
Il existe des solutions pour l’ajouter en recompilant le code source, mais dans l’absolu il faudrait attendre la version 4.1

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