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Robomania

Robomania

Et oui, déjà 9 années que j’ai composé par première Bande Son pour un jeu vidéo sur le Commodore 64 ! Il s’agissait de PowerGlove développé par LazyCow (et dispo chez RGCD).

Nous avons travaillé depuis lors sur de nombreux projets sur Commodore 64, Amiga et NES/Famicom. Or, il y a deux semaines, il m’a encore embarqué sur une petite démo technique présentée ce weekend à la #OnlySpritesCompo2022.

Partant du thème d’introduction du jeu, retravaillé pour intégrer quelques idées de la version Amiga et ajoutant ensuite de nombreuses variations entrainantes.

Le timing était très short, mais le résultat de synchronisation avec la démo est vraiment sympa avec cette masse de petits robots à l’écran même si quelques petit effets de transition aurait été encore un plus : )

Un beau défi pour ce micro-ordinateur qui fête ces 40 ans !

Vous pouvez d’ailleurs tester le résultat directement sur votre C64, ou un émulateur !

>> csdb.dk/release/?id=214830

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La Nuit des Temps en BD

La Nuit des Temps en BD

La Nuit des Temps est le premier roman d’adulte que j’ai apprécié lire après avoir du ingérer sans plaisir d’autres livres à l’école ! Cette histoire de Sciences Fiction et Civilisation oubliée est depuis pour moi la référence ! Pouvoir la redécouvrir au format BD est un vrai plaisir et pour l’instant une vraie réussite. J’y retrouve des extraits du texte, de l’ambiance, du ressenti que j’ai eu il y a un peu plus de 25 ans.

Finalement, la pari était risqué. Le style de dessin est loin d’être le coup de crayon vers lequel j’ai l’habitude de retourner, mais il colle très vite assez bien à l’ambiance. Si les dessins sont souvent très sombres, parfois plus que les images que je m’étais faites dans ma tête du Grand Nord, blanc et éblouissant, cela fonctionne.

L’histoire est recontextualisée de nos jours et l’auteur a donc apporté quelques petites retouches légères au roman de René Barjavel pour que tout ce qui touche aux médias et télécom soit cohérent.

Et ces images dans ma tête que je m’étais construites il y a 25 ans, ne se sont jamais heurtées avec les illustrations de Christian De Metter. Certes Paikan et Elea ne ressemblent pas à la « beauté parfaite » que je m’étais imaginée, mais leur apparence résonne avec le nom de leur peuple, les Gondawa.

Il y a un petit quelque chose d’Avatar, me disait ma tendre moitié en terminant le bouquin, avide de découvrir enfin cette histoire dont je lui parle depuis tant d’années. Ce n’est pas faux… Mais n’est-ce pas plutôt Avatar qui a un petit gout de La Nuit des Temps ; )

La BD terminée, j’ai pu revivre ce roman tant apprécié en deux soirées, ce qui est bien agréable ! Tout y était, la folle évasion dans la citée prête à sombrer, Je suis Païkan, Je suis Eléa, l’arme, la machine à manger, la graine noire, la bague en forme de pyramide,… la conclusion. Merci pour ce travail d’orfèvre, et merci ce cadeau si bien choisi.

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Une belle prestation de Prehistorik Man en version Game Boy.

Une belle prestation de Prehistorik Man en version Game Boy.

ll n’était pas trop tard pour découvrir la version Game Boy du héros préhistorique de Titus. Grand fan des jeux de plateforme de l’éditeur français, j’avais eu l’occasion à l’époque de mettre la main sur Titus The Fox dans sa version Game Boy. Celui-ci reprenait avec une certaine réussite l’ambiance des versions PC, Amiga et Atari tout en parvenant à donner une certaine lisibilité aux spirites malgré les restrictions techniques. Le jeu perdait certes un peu de ce qui lui permettait de se démarquer des nombreux jeux du genre, mais le défi était réussi !

Prehistorik 2 de Titus sur PC.
Prehistorik 2 de Titus sur PC.

Je n’avais en revanche pas eu l’occasion de découvrir la version GB de Prehistorik Man, adaptation à la sauce Nintendo de Prehistorik 2 sorti en 1993 sur PC que j’appréciais tout particulièrement.

Prehistorik Man - GB (Titus, 1996)
Prehistorik Man – GB (Titus, 1996)

C’est donc 3 ans plus tard que débarqueront les versions Nintendo, un peu édulcorée. Le constat était déjà là sur le portage SNES, c’est très beau, mais on perd un peu du fun de la version PC… Sur GameBoy, c’est techniquement très réussi, surtout coté visuel et finalement on est moins dérangé par cette différence avec les versions ordinateurs.

Le rythme est un peu lent malgré tout si on le compare à un Donkey Kong Land, et cela se marque d’autant plus lorsqu’il commence à y avoir beaucoup d’ennemi et objets à ramasser sur l’écran.

Reste enfin que certains choix sont douteux. Les effets spéciaux de textes et de scrolling s’intègrent assez mal dans l’ambiance et casse un peu les graphismes si bien réussis en 4 tonalités seulement !

Quoi qu’il en soit, j’aurais été complètement dingue si à l’époque, j’avais pu mettre ce Prehistorik dans ma Game Boy !!

Amateur, fan ou rêveur, nostalgique, passionné ?

Amateur, fan ou rêveur, nostalgique, passionné ?

La deuxième semaine du certificat en culture vidéoludique m’aura confronté à un problème personnel,  je ne me sens pas en accord avec le concept de « Fan de… » en lien avec le monde du jeu-vidéo… Pourtant, en lisant les témoignages des autres participants, je me questionne alors : ne suis-je pas dans le déni ?

Il s’agit là de la seconde thématique abordée cette semaine, le rôle des Amateurs, Moddeurs et Fans dans la culture vidéoludique, des courants peu visibles dans L’histoire du Jeu vidéo puisque le plus souvent posée comme canonique, elle ne retient en général que les vainqueurs.

Une question nous était alors posée sur notre pratique de Fan.

Cyborg Jeff - La guerre des pâquerettes
2002, La Guerre des Pâquerettes, Quand des Fans d’Aventure Point & Clic rêvaient de remettre le genre au goût du jour !

Si très vite j’ai pu dans un premier temps trouver une série de pratiques passionnées allant de la modification du code de jeux-vidéo pour changer le nom des pilotes de jeux de course, la création de jeux en Game Maker reprenant parfois des univers d’autres jeux que j’adorais. L’implication dans des communautés et projets autour des remixs de musique de jeux-vidéo, passionnés de Commodore 64 ou grand rassemblement pour créer le nouveau jeu d’aventure Point & Clic. Ma collection personnelle de vieux jeux et consoles, l’écriture d’article sur des licences que j’aime tout particulièrement, composition de musique 8bits et l’intérêt pour des vêtements et objets en lien avec l’histoire du jeux vidéo. Malgré cette multitude d’exemples que j’aurais pu citer…

J’ai un peu de difficulté à me faire entrer dans l’idée de « FAN de » en lien avec l’univers du jeu vidéo.

Je suis pourtant un amoureux des pixels et des vieux sons, j’aime retrouver des franchises, des héros, des genres. Mais je me sens à accrocher le mot FAN à une certaine forme de culte qui défie certains codes que l’adulte, le papa que je suis devenu ne peut accepter.

Keen Commander 4
Keen Commander 4 : Goodbye Galaxy – PC (ID Software, 1991)

Si je regarde le jeune joueur que j’étais, je ne peux pourtant pas cacher que j’ai été « FAN de ». Non pas d’une licence, même si j’ai aimé les Mario et autres Sonic évidemment, mais de studio, de ses personnes qui créaient les nouveaux jeux signés Titus, Lucas Arts, Apogee, ID Software, Accolade, Microprose,… Je n’avais aucune idée de combien ils étaient, il est d’ailleurs bien probable qu’ils aient été différents d’un jeu à un autre, mais très souvent, le plaisir du jeu qu’un Prehistorik signé Titus allait se retrouver dans Blues Brothers puis Moktar émanant du même studio. L’exploration et la quête aux bonus et passages secrets des titres d’Apogee et ID Software avec Keen Commander allaient pouvoir se retrouver dans un Bio Menace, Duke Nukem ou Hocus Pocus… Alors peut-être qu’en « Fan De », j’allais partir en quête de trouver de nouveaux jeux, souvent plus anciens à ajouter à ma collection, à en tenir une base de données et rassembler autour de moi d’autres « Fan De » ce courant « Shareware » moins connus des autres joueurs de ma génération… Parce qu’au fond, dans les magazine que je lisais, Gen4, Joystick, MegaForce ou Super Power, on ne parlait pas de ces jeux là… J’avais l’impression d’être celui grâce à qui ces jeux pouvoir se répandre, se propager d’ordinateur en ordinateur !

Projet PPP Team : Logic Labyrinth
Projet PPP Team : Logic Labyrinth, d’abord des idées sur papier

Très rapidement, jouer m’a donné envie de créer des jeux. Si j’ai longtemps dû le faire sur papier en attendant que mon frère programme quelques choses à l’écran. En 1995, nous avons fini par mettre la main sur un Game Maker, permettant de créer des jeux soi-même. Débordant d’idées, nous avons d’abord commencé à faire vivre toute une série de personnages et d’univers de notre propre cru même si, tous les studios cités plus haut, leur esprit et leur manière de me transmettre du plaisir à jouer ont été des modèles à suivre. Mais il y eu tout de même un projet de « Fan De » qui pourrait se démarquer, un jeu mettant en scène le fils de Billy Blaze de la série Keen Commander d’ID Software.

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Les Aventures de Moktar

Les Aventures de Moktar

C’est à mes yeux l’une des plus belles pièces de ma collection de vieux jeux vidéo !

« Les Aventures de Moktar » déboule sur les ordinateurs de l’époque Atari, Amiga et PC en 1991. Ce qui devait alors n’être qu’un jeu « publicitaire » vite fait pour surfer sur le succès du sketche « La Zoubida » de l’humoriste en vogue Lagaf chez nos amis français se retrouve au final comme l’un des meilleurs jeux de plateforme sur PC de cette génération.

Alors que résonne encore à la radio le 45 tours de Moktar qui chippe une mobilette pour emener danser sa douce Zoubida, le nouveau titre au Top 50 signé Lagaf, la petite équipe française de chez Titus glisse entre la récente sortie de The Blue Brothers et celle du future projet Prehistorik 2 une série d’amélioration à son moteur de jeu de plateforme multi-configuration pour donner naissance à ce nouveau projet.

Les Aventures de Moktar - PC (Titus, 1991)
Les Aventures de Moktar – PC (Titus, 1991)

Il faut rester conscient qu’à l’époque, et ce surtout sur les PCs, réaliser un jeu de plateforme proche des qualités des consoles Nintendo et SEGA est un véritable casse-tête. En effet, les PCs sont équipés de cartes graphiques aux performances très diverses, 2, 4, 16 ou 256 couleurs dans des résolutions diverses. On ne parlera même pas ici pas des processeurs différents ou de l’arrivée des cartes son. L’équipe de Titus joue donc sur des écrans fixes où l’image se déplace brutalement une fois arrivé proche de l’écran afin de donner une impression de scrolling. Cette cassure dans le gameplay s’adapte parfaitement à la construction des niveaux que doit parcourir notre cher Moktar non pas sur sa mobilette, mais en ramassant caisses, bouteilles, balles magiques, trempolings, skateboards et tapis-volant… Tout cela s’inspirant d’une série de mécaniques de jeu issues du précedent titre de l’équipe, The Blue Brothers, mais en améliorant le concept voire même en prenant plaisir à tester de nouvelles idées !

Les Aventures de Moktar propose même quelques combats contre de vilains boss !
Les Aventures de Moktar propose même quelques combats contre de vilains boss !

Visuellement, les décors sont variés… de la banlieue française aux villes ravagées de la guerre en passant les égouts de la ville, les catacombes, le tombeau du pyramide et se terminer bien évidemment à Marrakech. On a droit à une qualité d’image très proches des bons jeux 16 bits du genre avec des personnages drôles et bien animé !

A mes yeux, Moktar était un jeu incroyable. Les niveaux étaient assez difficiles avec de nombreux passages délicats. Trouver la sortie n’était néanmoins pas mon objectif principale. Il était bien plus cruciale de trouver où était caché le code secret qui permettrait le lendemain de reprendre l’aventure directement du dernier niveau découvert ! Et puis, très vite, le jeu réserve un nombre incroyable de passages secrets et de cachettes à bonus, un régal ! Historiquement, il me faudra attendre que mon ami Philippe me trouve une version tenant sur une grosse disquette 5’1/4, un format pas très répandu sur les nouveaux ordinateurs PCs de l’époque. Du haut de 14 ans, je n’imaginais même pas qu’un jeu pour ordinateur s’achète en magasin ! On s’échangeait des disquettes, comme on copiait nos musiques préférées sur des K7.

A l'époque, je n'imaginais même pas que l'on achète des jeux-vidéo au magasin !
A l’époque, je n’imaginais même pas que l’on achète des jeux-vidéo au magasin !

Si de nos jours, envisager un jeu vidéo sur une thématique aussi délicate qu’un sketche de ce genre créerait la polémique, il fut déjà à l’époque impossible de commercialiser Les Aventures de Moktar hors de la France. Au de là des frontières, le personnage, sous les traits de Lagaf n’aurait pas été compris. C’est pourquoi le titre se retrouve alors transposé en Titus The Fox, mettant en scène le petit renard, mascotte du studio français… une bonne idée depuis qu’un certain hérisson a lancé la tendance !

Tout ceci fait qu’à mes yeux, retrouver Les Aventures de Moktar dans son format commercialisé à l’époque est un jalon fort dans mon histoire du jeu-vidéo, comme j’avais déjà eu l’occasion de le raconter plus en détail encore il y a quelques années.

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