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Catégorie : Jeux Vidéos

je suis fan de jeux vidéo.. essentiellement les bon vieux d’ailleurs !

Wolfing, Relentless et Gridpix, mes 3 albums OST sur Commodore 64

Wolfing, Relentless et Gridpix, mes 3 albums OST sur Commodore 64

Wouw, c’est avec beaucoup de fierté que je vous propose aujourd’hui de découvrir et d’écouter non pas 1, mais 3 nouveaux albums signés Cyborg Jeff ! J’ai en effet choisi de concentrer le partage des OST composées pour les jeux-vidéo Wolfing, Relentless et GridPix, tous trois programmés pour le mythique Commodore 64 ! Vous l’aurez donc compris, musicalement attendez-vous du Bliip Bilibiiip, certes, mais du Bliip Bilibiiip qui vous fera groover sur votre chaise, joystick à la main entre l’obscure donjon du Baron Baranov aux zones hostiles des confins de l’univers en passant un cocktail acidulé vous aidant à vous remuer les méninges. Allez, ne faites pas les timides, montez le son, c’est gratuit et cela vous donnera même envie de jouer un peu !

Wolfing – C64/NES (Lazycow – RGCD, 2019)

Commençons tout d’abord par les musiques du jeu Wolfing dont j’avais déjà eu l’occasion de vous parlé il y a 1 an et demi. Il s’agit d’un jeu de plate-forme ambitieux réalisé par Matthias Bock reposant sur le moteur de son précédent titre Power Glove dont j’avais par ailleurs également composé la bande son il y a déjà 6 ans ! Retour à l’automne 2017 où Matt me propose de collaborer à ce projet initialement prévu sur la console phare des années 80, la NES/Famicom de Nintendo. L’ambiance est posée, notre petite héroïne est marquée d’une malédiction qui la transforme en loup garou sous les rayons de pleine lune, ce qui lui vaudra de se retrouver enfermée dans le donjon du Baron Baronov… c’est ici donc que le joueur commencera son aventure qui le mènera également dans quelques lieux extérieurs et sous-terrains.

Wolfing - NES (Lazycow - RGCD, 2019)
Wolfing – NES (Lazycow – RGCD, 2019)

Visuellement, les influences 8bits font évidemment rapidement penser à Castlevania et Legend of Zelda, grands classiques de l’époque. De mon côté au moment de poser l’univers sonore je tâcherais de ne pas trop me disperser cherchant essentiellement à m’approcher de la qualité de “Vampire Killer”, les thèmes Overworld des Tortues Ninja et Legend of Zelda ou encore ‘Jungle‘ de Contra/Probotector plutôt qu’à en singer le style. C’est d’ailleurs tout d’abord une création à la guitare de mon frère Pype : Nightmare qui sera le point de départ à l’univers de ce que j’appellerais un bon moment le projet Wolfing Zero.

Wolfing - C64 (Lazycow - RGCD, 2019)
Wolfing – C64 (Lazycow – RGCD, 2019)

La version NES remportera la 3° place de la NESDEV début 2018 et quelques mois plus tard, Matthias se lancera dans la conversion du jeu sur notre Commodore 64 préféré ! De mon côté le défi est plus qu’intéressant. Si j’ai évidemment fait mes armes avec la bande son de Power Glove en 2013, composée sur Goat Tracker, j’aimerais techniquement pousser le processeur sonore SID du Commodore plus loin que cette première expérience.  D’autre part, initialement composée avec 5 canaux sonores simultanés, la bande son de Wolfing a été pensée en référence au monde de Nintendo et à de la musique 8bits made in Japan. Sur Commodore 64, les compositeurs européens avaient une approche musicale différente, avec des sons moins doux, plus rugueux. Je voulais donc que mes mélodies ne soient pas de simples portages mais qu’elles vivent à la sauce C64, avec ce plaisir d’écouter la musique autant que de se perdre dans les couloirs du château. Donner l’envie d’aller encore plus loin, de recommencer l’aventure…

Wolfing porté sur Amiga !
Wolfing porté sur Amiga !

En tout début d’année 2019, la version dématérialisée du jeu Wolfing est distribuée sur itch.io et une version cartouche est alors annoncée. Je garderais un moment l’OST de coté jusqu’à ce que l’annonce que j’espérais arrive… Wolging sera porté sur Amiga, comme le fut Power Glove, édité bien entendu par RGCD. Ce sera donc une nouvelle aventure qui se profile pour transposer les musiques composées au format 8 Bits vers les sonorités des années 90. Le portage proposera notamment de nouveaux épisodes, plus que probablement pour le Commodore 64, bref de quoi réaliser plus tard un second album !

Télécharger le jeu Wolfing sur C64 – NES – PC – MAC – Linux
Télécharger l’album OST de Wolfing

Wolfing - C64 - Episode 2
Wolfing – C64 – Episode 2

Super nouvelle, Wolfing (dont j’ai composé la bande son) sera édité au format cartouche pour le Commodore 64, incluant de nombreuses nouveautés dont des savepoint, minimap et 2 épisodes supplémentaires . Autre annonce, le titre entre maintenant en production pour une version Amiga 500 ! (En savoir plus sur l’annonce officielle de l’éditeur RGCD)

NES musics written by Pierre ‘Cyborg Jeff’ MARTIN with FamiTracker
C64 musics written by Pierre ‘Cyborg Jeff’ MARTIN with GoatTracker
Original nightmare theme composed by Sylvain ‘Pypebros’ MARTIN in 2004
Original Pikaboo’s Castle theme unintentionally
inspired by “Are you affraid of the dark” TV outro theme composed by Jeff FISHER
Inspirations : Game of Thrones (Ramin DJAWADI), Final Fantasy (Nobuo UEMASTU), Kirby’s Adventure (Jun ISHIKAWA), Castlevania (Kinuyo YAMASHITA), Pinball Dreams (Olof GUSTAFSSON), DNA Warrior (Thomas Egeskov PETERSEN), Nicky Boom (Alain LAMBIN), Shovel Knight (Jake KAUFMAN), Machinae Supremacy, Frédéric ‘El Mobo/Moby’ MOTTE
Thanks : Richard BAYLISS – Matthias ‘Lazycow’ BOCK – Saul CROSS – Crazy Man – Romual DISPA – Félix FRANCO – Gazus Snake – Sylvain ‘Pypebros’ MARTIN – James MONKMAN – Paranoyak – Christophe ‘ZAC’ ROUXEL – Spacecowboy – Jessica THIRION – Vanisher III

Relentless – C64 (Bitplane Tecnomantes, 2019)

Alors que je venais tout juste de terminer la bande son de Wolfing et que je savourais le plaisir de voir sortir Power Glove sur Amiga, je reçois début 2019 un message de James, responsable des éditions RGCD me demandant de participer à un nouveau projet secret en amorce de l’ouverture du concours de création de jeux pouvant tenir sur une cartouche 16k.

Relentless C64 (Bitplane Tecnomantes, 2019)
Relentless C64 (Bitplane Tecnomantes, 2019)

La Terre et toute la galaxie sont à nouveau menacés par des entités Aliens aillant détruit le portail de la septième dimension. Par le passé, Paul Koositra et son équipe avaient déjà réussi à contenir l’invasion avec du code machine écrit sur un Amstrad CPC, mais ces extra-terrestres semblent être implacables et une nouvelle mission de secours a été mise en place pour les vaincre sur le Commodore C64, êtes vous prêt à nous rejoindre ?

C’est ainsi que je me retrouve dans le cockpit d’un vaisseau spatial nerveux pour glisser dans le vide de l’espace, sans aucun son! Si je veux réussir cette mission, je vais devoir pousser le volume ! Je repense à la mélodie agonisante et électronique de Rob Hubbard dans Warhawk et au rythme funky de Laxity dans D.N.A. Warrior…. tout en analysant le travail d’Hervé Moncharte, ancien astronaute lors de la mission CPC.

Relentless - C64 - Art by Rexbeng
Relentless – C64 – Art by Rexbeng

Trouver l’équilibre entre son atmosphère originelle et un nouveau style était pour moi important, d’autant que la première mission d’infiltration était plutôt silencieuse une fois l’hypersapce activé sur le champ de bataille. Mon travail allait être décisif pour inciter les futurs héros à se dépasser, à combattre jusqu’à la mort ces incessantes vagues d’attaques extraterrestres, lui donnant musicalement l’envie de conquérir et de sauver la galaxie !

Relentless C64 (Bitplane Tecnomantes, 2019)
Relentless C64 (Bitplane Tecnomantes, 2019)

Je me retrouve assez vite à trouver une base principale reposant sur un jeu de basse rock comme l’apprécierais plus que certainement mon ami Laurent ‘Parmesan’ Mazzapicchi, de quoi donner cette énergie recherchée aux joueurs, mais l’un des défis à relever cette fois dans un premier temps est de trouver l’équilibre entre musique et bruitage. Le Commodore ne disposant que de 3 canaux sonores, il doit par ailleurs en sacrifié un lorsqu’il joue un son SFX, ce qui est évidemment très fréquent, voir permanent dans un jeu piouw piouw dit Shoot’m up, comme l’est Relentless. Lorsque j’analyse mes jeux préférés de ce genre sur Commodore 64, plusieurs approches ont été choisies. D.N.A. Warrior se concentre sur une bande son sans bruitage alors qu’Armalyte auquel j’aimais beaucoup jouer en mode 2 joueurs avec mon frère, ne propose que des SFX une fois entré dans l’action. Enfin Warhawk, tente de mélanger les deux en masquant la piste “mélodie” lorsque le joueurs tire ou explose des ennemis.

Sur CPC donc, dans le jeu original, il n’avait pas été possible d’intégrer du son et il me semblait primordiale que la version Commodore dispose de ce point névralgique à l’immersion du joueur sans pour autant perdre la nervosité des piouw piouw. Après de nombreux essais de combinaison, nous finissons par trouver un subtile mélange autour de cette basse rythmiques mélangées avec un accompagnement complexe qui permet de pouvoir faire l’impasse sur la partie de percussion rythmique pendant l’action sans sacrifier la mélodie. C’est que par ailleurs, j’en suis assez fier de cette mélodie, ainsi que tout celle de l’ensemble des musiques du jeu, reposant sur une nouvelle approche de composition aidée de l’application Synth One sur iPad !

Télécharger le jeu Relentless sur C64
Télécharger l’album OST de Relentless

Written by Pierre ‘Cyborg Jeff’ MARTIN with Goat Tracker helped by Synth One on my iPad.
Thanks to Paul ‘Axelay’ KOOSITRA, James MONKMAN from RGCD, Sylvain ‘Pype’ MARTIN and my kids : Tongo Charly, A,J,R. to support that bilibiiip music.
GFX art of Relentless game and cover by Harry ‘Rexbeng’ KLADIS
Global Inspiration comes from the CPC original introduction music of Relentless written by Hervé MONCHARTE.
But also Rob HUBBARD, Laurent ‘Parmesan’ MAZZAPICCHI,Thomas Egeskov ‘Laxity’ PETERSEN, Matt ‘Lazycow’ BOCK, Philippe ‘Arrakis’ GRUSSENMEYER, Yoann ‘Spaneo’ SIRENE, Valentin ‘Tbob’ BOIGELOT, Jessica THIRION, Les Mondes Engloutis, Serebro, 2 Unlimited, Barry LEITCH, Richard BAYLISS, Jake ‘ Virt’ KAUFMANN, Romuald DISPA

GridPix (Carleton Handley – RGCD, 2019)

Enfin, je vous en ai parlé en début de ce mois de juillet, alors que je ne savais où donner de la tête, je reçois une proposition en mai dernier pour apporter une autre couleur aux musiques du projet Grid Pix, un jeu de réflexion dit “Nonogram Puzzle” sur Commodore 64 développé par Carleton Handley. Un concept assez similaire au jeu Picross sur lequel j’ai passé de longues soirées sur ma Nintendo DS.

GridPix - C64
GridPix – C64

Je rejoins alors deux autres artistes du milieu TDM et Merman en proposant un approche plus joyeuse et acidulée sur un mini projet de deux soirées pendant que madame est à Paris.

Peut-être aurez vous du mal à en ressentir la subtilité, mais J’avais l’envie de m’approcher musicalement de l’ambiance sonores de Super Mario Land 2, lui même reposant sur des sons chiptunes 8bits à la sauce country…. mon résultat se mélangeant avec ce qui dans ma tête sonne comme le violon de Lindsey Stirling et une pointe de Liquido donnant au final un cocktail au gout Lemon Cactus : ) Si, si … on peut associer musique et boisson !

Télécharger le jeu sur C64 (à venir)
Télécharger le mini-album OST de GridPix

Written by Pierre ‘Cyborg Jeff’ Martin with Goat Tracker
Thanks to Carleton Handley, James Monkman from RGCD
GFX art of GridPix game and cover by Ste Pickford
Inspiration comes from Super Mario Land 2 (Kazumi Totaka), Lindsey Stirling, Liquido
But also thanks to Valentin ‘Tbob’ Boigelot, Richard Bayliss, Romuald Dispa, Sylvain Martin.

 

Quelques musiques pour le jeu GridPix

Quelques musiques pour le jeu GridPix

Cette année m’a déjà permis de participer à quelques chouettes projets musicaux. J’ai notamment été contacté par James, responsable de l’éditeur RGCD afin de composer quelques musiques supplémentaires au jeu de réflexion GridPix qui devrait rejoindre le catalogue de nouveaux jeux sur Commodore 64.

GridPix - C64
GridPix – C64

Il s’agit d’un jeu de réflexion dit “Nonogram Puzzle” au principe similaire à Picross auquel j’ai joué de longues heures sur ma Nintendo DS. Cette déclinaison sur C64 est ici réalisée par Carleton Handley, reposant sur des mini-pixel arts de Ilija ‘iLKke’ Melentijevic. Musicalement, je rejoins TDM et Merman afin de compléter l’univers sonore dans une style très Joyeux et acidulé.

Composées en deux soirées pendant que madame était en formation à Paris, je n’aurais jamais imaginé composé ce genre de musiques qui me rappellent un peu un mélange improbable entre Super Mario Land 2, de la country, Lindsey Stirling et une pointe de Liquido le tout proposant un cocktail au gout Lemon Cactus : ) Si, si … on peut associer musique et boisson !

Je vous laisse un petit aperçu musicale en attendant la sortie officiel de GridPix, et comme vous pouvez le voir, les différents projets de cette année sur Goat Tracker, m’ont permis une approche de plus en plus efficace !

 

 

E3 2019, et jouer me semble être quelque chose de si lointain

E3 2019, et jouer me semble être quelque chose de si lointain

Comme chaque année, la E3 rassemblait outre atlantique les grands noms du jeu vidéo afin d’annoncer les grands projets à venir ! C’était l’occasion pour Microsoft d’annoncer la prochaine Xbox, Sony de confirmer qu’une PS5 serait également dans la course d’ici fin 2020, ainsi que Google de donner quelques éléments supplémentaires sur sa console Stradia et sa technologie cloud… dont le concept repose sur du jeu en streaming sur des titres dont le rendu sera fait sur des serveurs géants. Waouw, je me dis quand même que je me prends un sacré coup de vieux avec tout cela !

Jouer,… jouer à un jeu vidéo. Voilà quelques chose qui devient pour moi de plus en plus rare. Alors bien évidemment, je me laisse bien moins vite embarqué dans une envie débordante de me plonger corps et âme dans de longues épopées et c’est donc avec encore un peu plus de recul que je pointe du doigt ces quelques titres annoncés en marge ou lors du salon de la E3…

The Legend of Zelda : Link’s Awakening (Switch)

Je vous avoue que le seul jeu qui me fasse vraiment rêver, c’est l’incroyable, le magnifique remake de l’aventure de Link initialement sorti sur Game Boy. Ce remake tout mimi s’est offert une nouvelle bande annonce qui brosse encore un peu plus l’ensemble de l’univers du jeu. La bande son  orchestrale est magistrale et le rendez-vous est pris le 20 septembre pour la sortie du jeu. Ne disposant toujours pas de Nintendo Switch, je reste à espérer une édition bundle, puisqu’il devient de plus en plus probable que Nintendo sorte prochainement une Switch reliftée… D’ici là, j’aurais eu le temps de mettre un peu de sous dans la cagnotte !

Final Fantasy VII – Remake (PS4)

Final Fantast VII - Remake
Final Fantast VII – Remake

L’autre jeu marquant est l’officialisation de la date de sortie du remake de l’un des épisodes phare de la série Final Fantasy : FFVII, pour le mois de mars 2020. Je n’ai pour ma part jamais joué à cette épisode sorti initialement en 1998 sur la première Playstation, puisque c’était avec l’épisode VIII que madame et moi avons découvert la série. Là où de nombreuses versions HD d’épisodes de Final Fantasy sont sortis ces dernières années, ce remake reprend la trame de l’histoire tout en proposant des nouveaux graphismes entièrement en 3D, des modélisations modernes, un gameplay revisité et même plus que probablement un découpage en épisode tant le travail s’annonce titanesque pour les équipes de Squaresoft. Bien que considéré comme le meilleur épisode de Final Fantasy, j’ai toujours trouvé l’univers de Midgar fort sombre et je risque de lui faire les mêmes reproche que l’épisode XIII, mais quoi qu’il en soit, je serais tout de même très curieux d’en faire la découverte le moment venu !

Square Enix Ltd. a annoncé que FINAL FANTASY® VII REMAKE, la spectaculaire réinterprétation d’un des jeux les plus marquants de sa génération, sera disponible à partir du 3 Mars 2020 sur PlayStation®4. Retrouvez la toute nouvelle bande-annonce de FINAL FANTASY VII REMAKE, dévoilée lors du concert FINAL FANTASY VII – A Symphonic Reunion, (Une brève à lire sur Press-Start)

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Pacman Syndrome : Press-Start se souvient des Blues Brothers

Pacman Syndrome : Press-Start se souvient des Blues Brothers

Alors que la Game Boy souffle ses 30 bougies, l’équipe de Press-Start en profite pour poursuivre son projet “Full Set Quest” qui a pour ambition de se poser sur les 444 jeux sortis en Europe sur la portable de Nintendo.

Navy Seals - Press-Start
Navy Seals – Press-Start

J’avais déjà grandement apprécié la chronique dédiée au jeu Navy Seals l’année dernière, un jeu d’action parmi les premiers découverts à la sortie de la Game Boy. Un titre difficile mais que j’appréciais malgré tout car,… signé Ocean Software, une boite que j’appréciais beaucoup et que je connaissais du monde du Commodore 64… D’ailleurs Navy Seals est tout à fait dans la vague des jeux sortis sur mon micro-ordinateur préféré mais j’ignorais totalement que celui-ci était issu d’un film éponyme.

Une fois de plus, Ocean a adapté un film à succès en jeu vidéo et a encore une fois réussi son coup. Même si vous ne faites pas un fullset, Navy Seals est un jeu que je conseille pour son fun, sa difficulté et son respect de l’oeuvre originale dont il a été adapté. (Un article à lire sur Press-Start)

Aujourd’hui, c’est autour des Blues Brothers de monter sur scène, or je suis un grand fan de Blues Brothers. Non pas du film, mais bien du jeu et de manière générale des créations du studio français Titus à qui l’on doit également Prehistorik et Les Aventures de Moktar/Titus the Foxsur lesquels j’ai déjà eu l’occasion de m’attarder par le passé.

Fin 1991, débarque Blues Brothers
Fin 1991, débarque Blues Brothers

La fin de l’année 1991 approche et mon ami Alain a reçu une série de nouveaux jeux sur son PC 286 fraichement équipé d’une carte son Sound Blaster et nous découvrions alors deux jeux développés par Titus, la démo de Préhistorik et The Blues Brothers. C’était une révolution pour nous à l’époque avec ces premie jeux en 256 couleurs et des chouettes musiques qui venaient remplacer le biip biip du PC-Speaker.

The Blues Brothers - Press Start
The Blues Brothers – Press Start

The Blues Brothers, avec le recul fait évidemment penser aux jeux Tic & Tac : Rangers du Risque sorti un peu plus tôt sur la console NES de Nintendo mais que nous découvrions en paralèlle sur les bornes de démonstrations du Maxitec pendant les fêtes de fin d’année. Le jeu de Titus se présentait comme un titre dans lignées des jeux consoles avec un gameplay proche dans la mesure où notre musicos peut ramasser des caisses qu’il pourra ensuite balancer sur la tête de ses ennemis. Sur PC, hormis le scrolling brutal d’écran par écran, le titre se montrera plus interssant que Tic & Tac avec beaucoup de variété en sein même d’un même niveau !

Une petite pépite de la portable de Nintendo. Une bande son au top, une jouabilité bien foutue et des détails épurés permettent au titre de prendre une place de choix dans la plupart des ludothèques. On regrettera peut-être de ne pas avoir la possibilité de passer dans une difficulté plus élevée et de n’avoir “que” 5 niveaux à parcourir. (Un article à lire sur Press-Start)

Je n’ai découvert que tardivement la version Gameboy dont le portage était assez réussi. Titus maitrisant assez bien le portage de son moteur “plateformer” sur la portable de Nintendo, là où la version NES par contre est assez catastrophiquement pauvre !
J’ai récemment retrouvé également la version Commodore 64 qui souffre, elle, d’une bande son calamiteuse, alors que  la machine aurait permis à cette époque de faire quelques chose de beaucoup plus réussi !

 

Bref, The Blues Brothers fait partie de ces jeux mythiques qui ont façonné un plaisir de jeux que je cherche à retrouver dans les jeux dit “de plate-forme” et est donc pour moi une référence quand je pense à la création d’un jeu de ce genre, comme j’aurais prochainement l’occasion d’en parler lorsque je m’arrêterais sur le projet “Spector”.

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Legend of Kyrandia : de bons vieux pixels et pierres précieuses

Legend of Kyrandia : de bons vieux pixels et pierres précieuses

Et zoup, un petit saut plus de 20 ans en arrière, en 1992. A cette époque je rêvais d’une carte VGA 256 couleurs, d’un écran compatible et d’une Sound Blaster afin d’avoir un PC digne de ce nom et pouvoir moi aussi jouer aux dernières nouveautés. Mais, qu’à cela ne tienne, il y avait les copains ! Et justement la marraine de la sœur de mon ami Alain était testeuse de jeux-vidéo ! Nous avions donc très souvent plein de nouveaux jeux à découvrir. Parce que lui, Alain, il n’avait peut-être qu’un 286 alors que moi j’avais un 386, mais il avait le son et la couleur ! Bien entendu, je n’ai aucune idée à l’heure actuelle de si oui ou non la marraine de sa sœur était vraiment testeuse de jeux vidéo, mais le métier de testeur de jeux-vidéo faisait déjà rêver !

Bref, ce matin là, mon ami Alain avait reçu un super nouveau jeu d’aventure, avec des graphismes encore plus beau que Monkey Island et un cinématique de mise en bouche dont je ne me lasse toujours pas : The Legend of Kyrandia.

Legend of Kyrandia - Westwood

A cette époque, le jeu d’aventure dit Point & Clic est en plein Boum ! Rapelez-vous l’article de Kloups l’hiver dernier. Les premiers jeux d’aventures sur ordinateur étaient essentiellement en mode texte. L’ordinateur affichait une description de la situation et le joueur devait ensuite écrire des instructions à l’écran afin de progresser.

Le « point & click » dans l’histoire du jeu vidéo : les perles LucasArts (1/2)
Le « point & click » dans l’histoire du jeu vidéo : les perles LucasArts (1/2)

Vous venez d’entrer dans le donjon sombre et lugubre. A vos pied, l’épée ensanglanté de Mike le Maudit git au sol.
>> Ramasser l’épée

Pour la petite anecdote, certains jeux se jouaient même sans écran. Les situations étant envoyées directement sur une imprimante par l’ordinateur. Par la suite des situations graphiques fixe, puis agrémentée de personnages animées améliorèrent le genre jusqu’au chamboulement génial crée par Ron Gilbert et son moteur SCUMM qu’il mis au point chez LucasFilm Games en 1987 avec le jeu Maniac Mansion. Le joueur allait maintenant contrôler son personnage non plus en lui donnant des instructions écrites mais en ciblant des mots clé affichés en bas de l’écran et des objets dans le jeu ou dans sa “boite à outil”. Certes SCUMM ne se résume pas à cela, mais ce grand changement avait fait naître une nouvelle manière de jouer.

Legend of Kyrandia

Lucas Arts fut donc le fer de lance du Point & Clic avec entre autre Monkey Island, Indiana Jones ou par la suite Day of the Tentacle et Sam & Max, mais assez rapidement d’autres développeurs allaient tenter leur chance. C’est le cas d’un nouveau venus dans le paysage vidéoludique de l’époque : Westwood Studio, récemment boosté par implication de Virgin qui sortira en 1992 Legend of Kyrandia et Dune 2. Deux jeux bien différents qui connaitront un succès certains ! Dans ce flot de jeux d’aventures, les responsables de Westwood espéraient se démarquer grâce à leur arme secrète :  une interface basée sur un curseur multifonction plus simple que l’association de mots-objets du SCUMM de l’époque. C’était sans compter que la concurrence avaient déjà elle aussi cette idée dans les cartons.

Moi, du haut de mes 14 ans, je ne m’attardais au fond pas ce genre de détail ergonomique !

En travaillant sur le MOOC “Introduction à la culture vidéoludique” j’ai eu l’occasion à diverses reprises de me rendre au Liège Digital Lab où il est possible de consulter de nombreuses anciennes revues dédiées à la presse vidéoludique, dernier thème abordé par Boris dans ce MOOC. Quel plaisir de se replonger par exemple dans ce test de Legend of Kyrandia dans un bon vieux Joystick !