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Jour : 18 octobre 2019

Hé Link, réveille-toi !

Hé Link, réveille-toi !

Après une semaine d’impatiente, je,… nous, avons entrepris de nous lancer dans la grande aventure de Link sur Cocolint Island, soit Legend of Zelda : Link’s Awakening sur Nintendo Switch. Si j’ai d’abord eu l’occasion de me faire un court aperçu sur la console du frangin, au bout d’une semaine et 3 courtes soirées de jeu, je suis personnellement arrivé aux portes du 4° donjon, derrière la cascade. Mais mon aventure serait probablement moins intéressante que celle des enfants. Car oui, pour la première fois, je peux vivre l’effervescence de l’attente, de l’achat et la découverte d’un tout nouveau jeu vidéo avec eux ! “Alors papa, tu l’as reçu le Zelda ?”. C’est d’autant plus amusant que jusqu’ici, ce genre de jeu dit “Action-RPG” qui implique de découvrir tout un petit monde en accédant à de nouvelles zone tout en rencontrant des personnages et combattre des ennemis épée à la main était inconnu pour eux. Ce qui me rappelle bien évidemment mon enfance, lorsque moi même je découvrais pour la première fois l’univers de Zelda sur la Gameboy de mon voisin. Ce sentiment de grande épopée, de monde à explorer et de donjons à parcourir.

Legend of Zelda - Link's Awakening - Switch
Legend of Zelda – Link’s Awakening – Switch (War Legend)

Si à l’époque, j’avais longtemps trébuché sur ce qu’il fallait faire au début de l’aventure. Ici, Charly savait qu’une fois réveillé, Link devait partir sur la plage retrouver son épée, afin de commencer l’aventure. Au début de l’aventure, les enfants ont peu de chance de vraiment se perdre. Ils peuvent promener Link dans le village où ils découvrent un peu les mécaniques de jeu. Se rendre sur la plage pour retrouver son épée, mais également repérer l’entrée de la caverne Flagello, le premier donjon de l’aventure nécessitant une clé pour y entrer, ou se promener dans la forêt couverte de brume, forêt où se cachent des ennemis un peu plus agressif et un étrange raton laveur.

Héhé, tu vas te perdre dans la Forêt !
Héhé, tu vas te perdre dans la Forêt ! (War Legend)

Là aussi, Charly m’avait vu faire et il savait donc qu’un champignon était à trouver et qu’il fallait ensuite le donner à une sorcière pour faire une potion magique. Néanmoins, la tâche n’est pas si facile à résoudre pour mes jeunes joueurs, qui n’ont pas compris que le Raton Laveur les envoyait se perdre dans la forêt faussant donc leurs repères. Qu’importe c’est l’occasion d’apprendre à manier l’épée, se protéger avec son bouclier et surtout analyser les mouvements de son adversaire pour lui donner le coup fatidique ! Sans oublier de couper du buisson, histoire de trouver des coeurs et des émeraudes (De mon temps, c’était des diamants mais je jouais en monochrome… les filles ont bien évidemment constaté que, puisque ces pierres précieuses étaient vertes, c’était des émeraudes !)

Papa a donc donné un petit coup de main pour se repéré dans la forêt, et… nous avons pu récupérer la clé pour se rendre au donjon… On sauve, on va faire dodo… mais non, non ! Ce n’est pas moi qui vais traverser le donjon à ta place Charly !

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Couper une patte à sa NES

Couper une patte à sa NES

C’est l’histoire du jeune Fred qui, en voyage aux Etats Unis avec ses parents découvre dans un magasin toute une série de jeux vidéo pour sa console Nintendo qu’il n’avait jamais vu jusque là. Batman, Terminator, Robocop, Snoopy, Roger Rabbit avec des prix bien moindre de ce que l’on trouve alors chez nous en Belgique. Imaginez l’excitation que l’on peut ressentir quand on est gamin car bien sur c’est d’un alléchant. Le voilà donc de retour chez lui qui enfourne une première cartouche dans sa console,… ça clignote, rien ! Une deuxième, encore une autre. Rien à faire, tous ces jeux auxquels il a rêvé jouer tout au long de son séjour refusent de démarrer… Diable, il va lui falloir recommencer encore son Legend of Zelda.

Ce n’est pas la première fois que l’on me raconte cette histoire, je me souviens d’ailleurs que mon voisin avait également une cartouche Megaman, venue de l’autre coté de la planète qui ne fonctionnait… Et la raison à cela est que la console NES de Nintendo est zonée, c’est à dire qu’elle ne peut lire que des jeux européens chez nous ou américains outre-atlantique. Au Japon, la NES est une Famicom aux formes bien différentes de ce que nous connaissons et propose des petites cartouches qui physiquement ne rentreraient pas dans nos consoles.

Super Mario Bros, l'icone de la console NES
Super Mario Bros, l’icone de la console NES

A la fin des années 80 et 90, bien évidemment. Nous n’avions aucune idée de cette problématique ou de comment résoudre le problème. J’étais pour ma part bien au courant qu’une console japonaise Super Nintendo tournait en 60hertz avec des titres donc plus nerveux, et qu’il était possible de la “switcher” mais, sans en comprendre plus la problématique.

Aujourd’hui, retrouver sa NES dans le grenier de chez ses parents, c’est, après ce sentiment joyeux qui rappelle tous les bons moments passés à jouer à Super Mario, Les Aventures de Picsou ou peut-être les premiers donjons de Zelda,… bien souvent une grande frustration de voir la LED rouge clignoter sans ne faire démarrer plus aucun jeu… En effet, la NES vieilli mal !

Tout d’abord, mécaniquement son système pour insérer la cartouche en mode dit “grille-pain” force sur le système de connections entre la cartouche et les connecteurs, ce qui rend difficile le passage des informations. De plus, avec le temps les pins de connexion ont tendance à s’oxyder et toutes ses petites usures ne sont pas aider par la puce “NES 10” 3195A. En effet, c’est cette dernière qui est présente pour vérifier l’authenticité du jeu, s’il fait bien partie des jeux originaux de Nintendo et qui plus est qu’il s’agit d’une jeu adapté au zonage de la console. Historiquement là où le marché du jeu-vidéo s’était effondré à l’époque de la console Atari qui était envahie de mauvais jeux conçu par n’importe quel studio, Nintendo avait imposé un accès trié sur le volet d’éditeurs devant payer une licence d’exploitation afin de faire partie du catalogue de jeux pour sa console Famicom, dénommée NES dans nos contrées. Avec cette puce, Nintendo s’assurait qu’aucun jeux non-officiel ne soit mis en vente, pouvant ainsi réduire le prix de vente de la machine tout en s’assurant de juteux bénéfices sur la vente de jeux. L’empire Nintendo s’était en place pour de longues années !

Grâce à Internet, il est maintenant facile de savoir qu’il est possible de régler ses soucis de difficulté de lecture des cartouches dans sa console NES et de dézoner cette dernière en coupant l’une des patte de cette puce 3195A. Mais cela fonctionne-t-il vraiment, est-ce sans risque ? Je vous avoue que jusqu’ici, je n’avais pas eu trop besoin de me pencher sur le sujet, ma console NES avait reçu tout un nouveau système de pin de connexion et était déjà dézonée par le roi KingSteph. Par cette technique ou une autre, puisqu’il réside sur sa face avant un petit trou qui rappelle la présente d’un switch qui devait à l’époque permettre déjà la lecture de jeux américains.

Ce cher Fred, lui, a finalement retrouvé sa console, mais cette dernière restait muette. Même pas de LED rouge qui clignote. Démontée, rien d’anormal à l’horizon et pour cause, c’est son alimentation qui ne fonctionnait plus. Un petit test avec la mienne aura permis de faire démarrer quelques-uns de ces jeux !

Mais si elle fonctionne ta NES, Fred !
Mais si elle fonctionne ta NES, Fred !

On dézone ?

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