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Racontez-moi l’Histoire(s) de Belgique

Racontez-moi l’Histoire(s) de Belgique

Aujourd’hui, notre petite Belgique, après 663 jours d’attente, vient d’officialiser un nouveau gouvernement ! Le record de 2010 – 2011 étant battu depuis cet été déjà. Et si je vous en parle, c’est parce c’est également aujourd’hui que débute le MOOC Histoire(s) de Belgique porté par les professeurs Pierre Verjans et Catherine Lanneau et développé par notre équipe MOOC ULiège.

Avec aujourd’hui 17 MOOCs réalisés par notre petite équipe au sein de l’Université de Liège, c’est avec un enthousiasme tout particulier que je vous partage l’ouverture aujourd’hui du premier Module de ce nouveau cours en ligne, gratuit et ouvert à tous ! Si chacune de nos productions reçoit une attention particulière à apporter d’une part de l’innovation technopédagogique et d’autre part une intégration dans le cursus des étudiants de notre Université, le MOOC Histoire(s) de Belgique se démarque par un travail d’orfèvre afin d’intégrer des lignes du temps animées dans l’ensemble des plus de 50 capsules qui rythmeront les 6 modules d’apprentissage. J’en profite pour féliciter mes collègues Sam et Olo pour ce sacré défi qui apportera un plus indéniable à l’enrichissement des contenus.

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J’étouffe

J’étouffe

Ce “retour de l’épidémie” m’étouffe. Je commençais tout juste à faire mes courses derrière mon masque sans le stress des derniers mois, les enfants étaient partis au camp, j’imaginais sortir un peu, un parc animalier, un musée,… peut-être prendre la poudre d’escampette au mois d’aout… Et puis bardaf… ce voile anxiogène retombe sur nous.

Comment interpreter la situation, entre les inquiets, les politiciens, les complotistes, les média à clic, les cartes blanches, les bons samaritains, les amis, la famille… Que pensez de tout cela ?

De l’autre coté de l’Atlantique, les America’s Frontline Doctors cherchent à laisser leur message pendant que Google, Facebook et Twitter tentent de les museler… à raison probablement.

"On confond pandémie avec menace mortelle" (carte blanche)
“On confond pandémie avec menace mortelle” (carte blanche)

Chez nous, de manière plus diplomate, on peut lire cette carte blanche dans Le Vif

(…) La culpabilisation abusive et généralisée de la population rendue à tort responsable d’une épouvantable peste imaginaire muant les enfants fréquentant les grands-parents en assassins potentiels. La disparition du sourire. La disparition de la confiance. La disparition des manifestations de l’empathie, de la solidarité, de l’amitié, de l’amour. La disparition de la communication autre que par l’ersatz sans substance des écrans. Qu’on peut apprécier, mais seulement (comme tout ersatz) faute de mieux. (Une carte blanche à lire sur Le Vif)

Sans accepter l’idée d’inutilité de choix faits, je lui préfère ce ton plus ouvert à la réflexion personnelle que par exemple la “Contribution Externe” publiée ce matin dans La Libre. Je n’aime guère ce genre de dossier qui n’exposent plus des faits, ni des hypothèses mesurées, mais juste du blogging mis en avant par un source que je considère “fiable”.

Mais ce n’est pas le seul motif pour lequel les virocrates me “saoulent grave”. N’êtes-vous pas vous aussi fatigué de ces espèces de Saint-Nicolas de pacotille venues nous expliquer d’un ton condescendant qu’il faut bien être sage… pardon : “appliquer les gestes barrières” ; que nous ne nous sommes pas comportés comme il le faut ces dernières semaines ; que Maman Sophie aurait dû nous punir plus fort ; que Sinterklaas alias Marc Van Ranst est “fier de nous” parce que nous avons été tranquilles à Pâques, et j’en passe … S’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on s’adresse à moi comme à un gosse. J’ai en effet la faiblesse de penser qu’à force de s’adresser à ses concitoyens sur un ton mi-doucereux, mi-réprobateur comme on le ferait à un petit garçon, ceux-ci finissent par se comporter comme tels. (Un sujet à lire dans La Libre)

On peut se rendre compte ainsi qu’il devient difficile de garder la situation sous contrôle tant l’idée de virocrate s’immisce dans les esprits… Pour ma part, j’avale a chique, je n’ai pas encore d’avis… je ne peux juste que me dire que je nous pas Noël plus aisé que l’été, et cela, je vous avoue que cela me déprime grandement ! Je n’ai déjà plus très envie d’enchainer les soirées et barbecue, de chercher des activités à faire tout près de chez nous.

La semaine dernière, à quelques jours du retour en arrière, j’avais poussé jusqu’à faire quelques achats chez IKEA,… aux Pays-Bas ! Une histoire d’armoires blanches dont la production en Belgique n’est plus assurée, mais dont je pouvais encore trouver 20 pièces à 1 heure de route. Allé, ça me fera une petite sortie ! Je vais même voire des moulins si je passe sur l’une ou l’autre petites routes. Si j’ai bien ramené mes 20 armoires à bon port. J’ai tout de même été surpris de constater sur place que j’étais le seul à porter un masque dans un magasin pourtant organisé en mode COVID#19 de manière très similaire à chez nous.

Je me confortais encore dans la lecture d’un billet de Bernard Rentier, ancien recteur à l’Université de Liège, qui expliquait entre autre que la lecture des statistiques et des tests présentées par les média donnait une image probablement disproportionnée de la gestion de la crise.

Il est vraiment indispensable d’arrêter d’exprimer les résultats des tests de la #COVID_19 en ‘nombre de nouveaux cas’ mais plutôt en un rapport ‘nombre de tests positifs / nombre de tests réalisés’. Et de toujours préciser la proportion des positifs asymptomatiques et symptomatiques légers. (Un billet à lire sur le Blog Ouvertures Immédiates)

Bon, sur ce, je vais me déconcentrer sur la recherche Neowise dans le ciel, surveiller les guêpes qui s’incrustent dans mon jardin, chercher par où s’échappe le chien, rallumer la chaudière qui s’est encore bloquée et tuer des zombies…

Ok, j'ai trouvé mes 20 Trones blanches IKEA !
Ok, j’ai trouvé mes 20 Trones blanches IKEA !
Rendus en cours, ouverture d’un nouveau MOOC pour les psychologues, orthophonistes et logopèdes

Rendus en cours, ouverture d’un nouveau MOOC pour les psychologues, orthophonistes et logopèdes

Et 4 de plus !
Et 4 de plus !

🏡 Même à la maison, continuons d’apprendre ! L’ Université de Liège continue de former et accompagner plus de 45.000 apprenants dans le monde entier pendant la crise du COVID-19. 👏Aujourd’hui nous sommes fiers de vous annoncer l’ouverture de 4 autres #MOOCSULiège. 🧐Quels MOOCs allez-vous suivre ? (4 de plus, MOOC uLiège)

Et c’est depuis la maison que toute notre équipe continue le suivi et les montages de la production des MOOCs. Pour ma part, je travaille au montage des capsules vidéo du MOOC “L’EBP au service du patient” qui cible essentiellement les psychologues, orthophonistes et logopèdes. La première session du MOOC démarre ce lundi 6 avril et c’est avec beaucoup d’entrain que toute l’équipe s’apprête à partager son travail avec déjà plus de 5.000 apprenants !

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Le choix de l’école secondaire, en attendant la lettre de Poudlard.

Le choix de l’école secondaire, en attendant la lettre de Poudlard.

Le choix de l’école secondaire du premier de la fratrie. Je sens que cela va s’annoncer comme une sacrée partie de plaisir... Et vous votre choix est fait ?Bon évidemment, chez les sorciers, tout semble plus simple. Il suffit d’attendre le hibou qui vous déposera la lettre d’invitation à l’école de Poudlard. Le Choixpeau magique s’occupera de vous trouver la bonne maison ! Aux parents de faire les achats de matériel dans le Chemin de Traverse et d’être à l’heure sur le quai 9 3/4. Mais pour nous Moldus, les choses sont un peu plus compliquées… ou pas ?

Si mon grand rentrait à l’école secondaire en septembre prochain, j’aurais dû avoir rentré mon document officiel complété dans l’école de mon choix avant aujourd’hui, vendredi 6 mars. Et je vous avoue que fort heureusement, il ne rentre pas en septembre prochain, mais en 2021 ! Néanmoins, j’ai déjà pu me plonger dans toutes les inquiétudes que nous, parents, pouvons avoir dans ce qui sera peut-être le dernier grand choix que nous poserons concernant l’avenir de nos enfants.

Le collège Saint Roch, un petit air de Poudlard....
Le collège Saint Roch, un petit air de Poudlard….

Depuis de longues années déjà, la Belgique a mis en place un “décret inscription” qui doit favoriser les chances de chaque famille d’accéder à l’école de son choix. Il est vrai que je me souviens qu’il y a plus de 10 ans, mon ami Jeff avait fait la queue toute la nuit pour obtenir une place dans une école très courtisée de la ville de Liège. Avec le nouveau décret, chacun doit maintenant rentrer le dossier d’inscription dans l’école de son premier choix, cette année avant le 6 mars. S’il n’y a pas plus d’inscrit que de places disponibles, alors Bingo, on vous informe rapidement que votre enfant est inscrit à l’école ! Sinon, c’est à l’indice composite et les algorithmes  de déterminer l’inscription ou la mise en file d’attente. On choisira alors d’attendre au moins jusqu’au début des vacances, ou d’opter l’école placée en second choix sur le document, si celle-ci dispose de place.

Nouveau décret inscription ?

Et demain ? - Le Ligueur
Et demain ? – Le Ligueur

Lors des dernières élections, la Région Wallonne avait annoncé en finir du système actuel. Mais qu’aurons-nous à la place en 2021 ? Plus que probablement une version un peu remaniée des algorithmes actuels plutôt qu’un changement complet. Faudra-t-il encore que celui-ci soit réellement prêt pour 2021 ! Il est donc plus que probable que les indices composites actuels soient toujours de mise : l’école de préférence, fratrie déjà présente dans l’école, partenariat pédagogique avec l’école primaire, distance entre le domicile et l’école (primaire et secondaire), poursuite d’un programme d’immersion…

Tout ceci crée évidemment du stress pour les parents et l’enfant qui va déjà voir chambouler toutes ses habitudes, d’autant qu’il n’y a pas que sur Bruxelles que parfois, le choix espéré n’est pas retenu. Je suis donc plutôt content de nous être mis, avec notre fiston à aller visiter des écoles, s’informer et s’imaginer comment sera fait demain !

Le Pacte d’excellence grave dans le marbre l’apprentissage du numérique (et par le numérique) à l’école. Le codage y trouvera aussi sa place parmi les nouvelles compétences à acquérir. “Il est essentiel que progressivement l’enseignement adapte ses pratiques et ne rate pas le tournant du numérique”, nous dit la ministre de l’Enseignement, Caroline Désir.  (Un article à lire dans l’écho)

Faire le bon choix

Je me souviens que de mon temps, au début des années 90, le choix avait été très simple. J’habitais à 10 minutes à pied de mon école primaire et l’Athénée de l’Air Pur de Seraing était à 10 minutes à pied également. La majorité de mes camarades de classe allait également se rendre dans cette école qui avait par ailleurs excellente réputation. Pourquoi diable envisager d’aller prendre le bus pour me rendre dans une autre école ?

Ici, nous habitons dans un petit endroit un peu isolé ou aucun transport en commun ne passe. Le choix de l’école est d’autant plus important qu’il faudra alors continuer à conduire les filles à l’école primaire en même temps pendant encore 6 années. La distance et complexité du trajet seront donc des éléments primordiaux du choix de l’école. J’ai bien du mal à m’imaginer déposer mon garçon à la gare tous les matins pour qu’il prenne le train jusqu’à la grande ville de Liège pour se rendre à l’école…

La taille de l’école est pour moi également un élément important. L’Air Pur où j’ai fait mes études accueille maintenant près de 2000 élèves, là où il y en avait probablement moins de 1000 à mon époque. Je préférerais une école plus modeste, ou mes enfants ne seront pas un numéro. C’est un élément particulièrement subjectif, j’en conviens, certains d’ailleurs préféreront une grosse école où son enfant sera mieux préparé au vrai monde !

Les parents peuvent aussi éduquer aux jeux vidéo, ce qu'il nous manque, ce sont les outils bien comprendre le jeu vidéo et sa culture
Les parents peuvent aussi éduquer aux jeux vidéo, ce qu’il nous manque, ce sont les outils bien comprendre le jeu vidéo et sa culture

J’en parlais plus haut, le choix de l’école secondaire est peut-être le dernier choix que nous portons concernant l’avenir de notre enfant. J’aimerais donc pouvoir lui proposer la meilleure école, celle qui pourra lui ouvrir les portes aux meilleures études supérieures ! Il n’aura pourtant qu’une peu moins de 12 ans au moment de ce choix, impossible de savoir s’il sera architecte, ingénieur informaticien, imprimeur 3D, instituteur ou l’un de ces métiers qui n’existent pas encore. Néanmoins certaines écoles préparent mieux que d’autres à des études demandant des compétences très poussées en mathématiques ou chimies… Même si d’ici là, l’Université de Liège aura mis en place un package complet de MOOCs socles afin de se préparer à ces matières de manière autonome.

L'école numérique, un autre dossier intéressant lu dans le Ligueur
L’école numérique, un autre dossier intéressant lu dans le Ligueur

Enfin, j’ai envie de lui trouver une école où il rencontrera des enseignants motivés, qui lui donneront de pouvoir apprendre de manière innovante, avec le numérique comme le fait Laurent Di Pasquale à l’Air Pur ou Gaël Gilson à l’Athénée de Chênée, mais également un apprentissage où il pourra créer, expérimenter, découvrir…

“Les parents peuvent aussi éduquer aux jeux vidéo, ce qu’il nous manque, ce sont les outils bien comprendre le jeu vidéo et sa culture”. Travailler le français en jouant à Tower Assault en classe, une belle manière d’utiliser le jeu vidéo comme outil pédagogique, non ? Cette petite vidéo est en lien avec l’article que je suis justement en train de lire à la maison dans Le Ligueur des parents – Ligue des familles dont la thématique est actuellement “L’école numérique”.

Les écoles font leur show !

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Ne pas faire des MOOCs pour faire des MOOCs

Ne pas faire des MOOCs pour faire des MOOCs

Chimie, Histologie, Droit, Biomasse, Science politique, Histologie, Irrigation ou encore Jeux-Vidéo, depuis 2016, ce sont maintenant 12 MOOCs que proposait l’Université de Liège à l’heure de faire le bilan, fin 2019. En 2020, 8 nouvelles thématiques, déjà en cours de production, viendront compléter le catalogue de ces cours en ligne ouverts à toutes et tous.

On tournait les dernières capsules studio de notre prochain MOOC : Histoire de Belgique
On tournait les dernières capsules studio de notre prochain MOOC : Histoire de Belgique

Si je parle tant de MOOC, ici et ailleurs, c’est qu’ils animent une grande partie de ma vie professionnelle. Il était donc temps pour moi de passer de l’autre côté de la caméra aux cotés de notre petite équipe afin de présenter l’angle d’approche mis en place il y a 4 ans. 80 enseignants impliqués aux cotés de 250 experts, 150.000 participants dont 4500 étudiants issus de 54 cours, cette vidéo est l’occasion d’ouvrir les portes de l’équipe MOOC ULiège afin de découvrir pourquoi et comment nous avons mis en place ce projet, c’est également l’occasion pour nous de laisser aux enseignants un moment pour partager leur expérience vécue !

A titre personnel, ce projet est une incroyable aventure professionnelle, qui m’aura permis de rencontrer beaucoup de personnes passionnantes, de relever des chouettes défi, d’innover et expérimenter, d’apprendre encore et encore et même faire quelques notes de musique… Certes, j’aurais aussi perdu quelques cheveux et fait blanchir ma barbe, mais je suis vraiment fier de ce que notre équipe a réalisé.

Merci à tous ceux qui ont permis à ce projet de naitre, de vivre, de s’envoler…

Jeff, DV, Eric, Olo, Sam, Thibault, Valérie, Bjorn, Vincianne, Gauthier, Véro, Anne-Marie, Anicée, Fred, Céline,…

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