Fan depuis 15 ans, saison 94

Fan depuis 15 ans, saison 94

GP du Pacific 1994 - Schumacher et Senna.La plus part des petits garçons s’intéressent au Football, que leur papa regarde à la TV. Le mien regardait certes parfois la Belgique en coupe du monde ou le tour de France… mais il aimait de temps en temps regarder quelques courses du championnat du monde de Formule 1. J’avais une dizaine d’années, on parlait de Thierry Boutsen souvent, mais moi, je trouvais ce gros moustachu dans sa voiture rouge plutôt marrant, et donc pour faire “comme papa”, de temps en temps je venais voir si Nigel Mansell allait faire de bons résultats.

Mais ceci dit, à l’époque, quand je m’apprettais à regarder le Club Dorothée et que je tombais sur “En direct de Monza”, j’étais plutôt de mauvaise humeur,… seul l’annuel GP de Belgique que nous suivions mon père et moi m’intéressait vraiment, c’est d’ailleurs en 92 que j’allais découvrir Michaël Schumacher, volant la vedette à Mansell… En 1993, j’avais une quinzaine d’année alors, mon père m’avait ramené la liste des engagés pour la saison 93, mais l’intérêt pas encore là, ce n’est qu’en 1994 que tout a vraiment démarré !

1994 Damon Hill sur Williams RenaultEt pourtant la saison 94 ne s’annonce pas des plus “incroyables”. Après déjà deux années de domination les Williams Renault, les “Mauvais” — pour moi presque les “Leaders”, cf la série Michel Vaillant — viennent d’accueillir l’archi grand méchant — c’est ainsi que je le voyais —, le brésilien Ayrton Senna. Cela peut paraitre un peu dur comme mise en bouche, mais pour moi, Ayrton Senna a toujours été l’homme à battre, l’adversaire. Que ce soit du temps ou j’encourageais Nigel Mansell, Thierry Boutsen, Alain Prost ou Michaël Schumacher… à ses cotés un Damon Hill qui n’a pas la moindre idée de ce que cette saison 94 lui réserve, débutant en 92 chez Brabham et chez Williams depuis la saison précédente.

Depuis longtemps chez Ferrari, on court après de nouvelles victoires. Le français Jean Alesi le premier, puisqu’il n’en a toujours pas gagnées depuis sa tonitruante arrivée en F1 chez Tyrrell en 89, grillant alors quelques politesses à Senna. A ses cotés, l’autrichien Gerhard Berger de retour chez Ferrari depuis 1 an.

1994 Monaco, Michael Schumacher sur Benetton FordMc Laren, depuis le retrait de son motoriste Honda en 92 s’enfonce également. La saison passée, propulsée par un modeste moteur Ford, ne fut pas des plus brillantes, et seul le sang bouillant du brésilien avait pu offrir quelques jolis coups d’éclat aux Rouge & Blanc. Mais cette année 94 s’annonce avec bien trop de nouveautés. Un bloc moteur français d’un nouveau partenaire, Peugeot souhaitant briller en F1 après ses victoires en rallye et au Mans, un discret Mika Häkkinen fidèle à son patron Ron Dennis depuis quelques années déjà et l’anglais Martin Brundle, pour sa 10° saison en F1.

Enfin, les multicolores de chez Benetton espèrent bien tirer leur épingle de ce manque de compétitivités adverses. Avec un nouveau bloc moteur Ford Zetec et surtout au main d’un pilote Allemand de plus en plus en forme, l’équipe de Flavio Briatore ne sait pas encore que son Michael Schumacher finira champion du monde. Son coéquipier sera le finlandais Jerky Jarviletho, s’étant fait remarqué chez Sauber en 93, mais dont la saison sera plus que transparente.

De mon coté, je loupe les 2 premiers Grand Prix, celui du Brésil et du Pacifique se passant à des heures trop matinale ou à l’heure du JT. Je me souviens juste que le pilote irlandais Eddie Irvine encore jeune et bouillant s’était fait interdire de courir pour 3 courses suite à un accident qu’il avait engendré. C’est donc le 1° mai, chez ma grand-mère que je m’étais installé devant le grand prix de Saint Marin. Avant même la course, Gaëtan Vigneron racontait le tragique décès du pilote autrichien Roland Ratzenberger sur Simtek Ford et la chance du jeune brésilien Rubens Barrichello qui s’était lui aussi envolé à bord de sa Jordan Hart. Cela donnait un peu froid au dos. Je voyais la F1 comme un sport dangereux, mais au fond pas vraiment différent de mes albums de Michel Vaillant !

C’est Senna qui était “encore” en pole position devant mon Schum sur sa Bennetton. Je savais que les précédentes courses, Senna n’avait pu profiter de son avantage, et j’étais donc plutôt confiant sur ce diable de Schumacher qui semblait être un bon champion à supporter ! En plus, la Benetton avec son nez relevé était bien plus jolie que les Williams et Ferrari, alors toujours “à l’ancienne”.

La course ne fut pas longue, au bout de quelques tours, la Williams de Senna, alors en tête part dans un tout droit à la courbe Tamburello. La course est stoppée, toutes les camera sont alors rivées sur l’épave de la voiture n°0. Et même moi qui ne suit alors qu’un profane de 16 ans,… j’ai compris que mon méchant ne serait jamais là.

94 Imola, Accident de Rubens Barrichello sur Jordan HartCe jour là fut le déclic. Le lendemain à l’école, certains caïds pleuraient la mort de leur virtuose de la conduite. On ne parlait que de cela à la TV. De l’avenir de la F1, de la sécurité, de qui allait prendre sa place chez Williams… Très rapidement la F1 devint alors pour moi plus qu’un sport, plus qu’une épreuve, mais “une série TV”, et c’est encore ainsi que je la vis. La course n’étant en soit qu’un moment cléf qui engedrera des “on dit”, des spéculations, des sacres, des changements de pilotes, des tricheries, des hypothèses,…

Quelques semaines plus tard, je vivais mon premier grand prix de Monaco, lui aussi noirci par un grave accident du jeune prodige autrichien Karl Weindlinger sur Sauber Mercedes.

La saison s’annonçait au fond palpitante. Michaël Schumacher gagnait souvent, mais Damon Hill, devenu le nouveau n°1 de l’écurie Williams revenait inexorablement dans la course. Son nouveau coéquipier, le jeune écossais David Coulthard était lui aussi très performant, alors que celui de Schum, JJ Letho passait inaperçu.

Au mois de juillet, lors du GP de Silverstone, alors que Schumacher est 2°, on lui demande à quelques tour de la fin de purger une pénalité pour départ anticipé. Sous les conseils de son écurie, il ne s’execute pas, la pénalité fini par être annulé puis remise en question et la Benetton de l’allemand est finalement disqualifiée, Schumacher se voit même interdit de participer aux deux grand prix suivants ! Il semblerait d’ailleurs que cette sanction soit finalement tombée afin de relancer un championnant s’annonçant trop vite à la faveur de Benetton….

1994, Adelaïde. Accident entre Damon Hill sur Williams Renault et Michaël Schumacher sur Benetton FrodEn novembre lors du dernier GP de la siaon,  à Adelaïde, Schumacher et Hill se retrouvent au côte à côte et la bagarre fait rage sur la piste. Schumacher déjà très ..  trop .. agressif envoie Damon Hill hors de la route. Il fut sanctionner, mais la Williams ne pu pas terminer le GP suite à cette sortie de piste. Schumacher, aillant l’avantage fut donc champion du monde, un champion déjà très controversé.

Si je n’ai pas vécu à 100% cette saison 94, comme ce fut le cas pour les suivantes, je l’ai maintes fois ré-écrite dès 1995 sur l’excellent jeu Formula One GP2 de Microprose dans la peau de Michaël Schumacher et Olivier Panis, avant d’apprendre à le customiser à mon gout…

La saison 1994 fut probablement l’une des saison accueillant le plus de pilotes différents, un peu plus de 40 pilotes pour 14 écuries, de quoi là aussi me passionner pour ce sport, et commencer à tenir en mémoire des petites listes de qui est chez qui…

1994, Michael Schumacher champion du mondeL’écurie Benetton allait par exemple faire participer le néérlandais Jos Verstappen, qui se montrera bien plus véloce que JJ Letho. En fin de saison c’est l’anglais Johnny Herbert qui finissait la saison chez Benetton, écurie chez qui il avait commencé sa carrière en 1989. Durant l’année 1994 ce dernier avait plusieurs fois atteri à la porte des points avec une très modeste Lotus Mugen au point de trouver une place chez Ligier Renault, alors l’écurie bis de Benetton. Il sera d’ailleurs l’équipier de Schumacher l’année suivante où il remportera son premier GP.

La carrière de Michaël de Schumacher ne fait alors que commencer. Il sera 2 fois champion du monde avec Benetton et rejoindra l’écurie Ferrari alors dans une période noire en 1996. Il y entamera le renouveau avec son complice Ross Brawn et sera dès la saison 97 en mesure de se battre pour le titre. En 99, il devra jetter l’éponge pour cette saison suite à un grave accident à Silverstone, mais remportera les championnat de 2000 à 2005. Il échouera à quelques points d’Alonso lors de sa dernière saison en 2006.
Jerky Jarviletho, peu concluant terminera sa deuxième et dernière saison chez Sauber en remplaçant Karl Weindlinger.
La saison 94 sera la meilleure saison du néérlandais Jos Verstappen. Avec l’aide de Briatore il se retrouvera au volant de la Simtek Ford, copie conforme de la Benetton en 1995, mais l’écurie ne participera qu’à quelques courses. Il fera son retour sur les circuits en 96 chez Arrows Hart où il grapillera quelques points puis en 1997 dans une écurie Tyrrell en fin de vie. Absent du plateau au début de l’année 98 il remplacera à la moitié de la siason le dannois Jan Magnussen en manque de résultat chez Stewart GP Ford, sans ramener non plus le moindre points. En 1999 il s’investira en tant que pilote essayeur dans le projet F1 de Honda et fera son retour l’année suivante sur une Arrows Supertec (ex Renault) à qui il offrira quelques points précieux. L’année suivante l’écurie doit alors se contenter d’un anémique moteur Asiatec (ex Peugeot) et Jos de Boss repartira se perdre dans le classement. Sans volant en 2002, il reviendra pour une dernière saison chez Minardi en 2003, une fois de plus sans résultat.
Johnny Herbert continuera la saison 1995 chez Benetton où il s’offrira sa première victoire. En 1996, il rejoindra l’écurie Sauber durant trois longues années. En 1999 il rejoindra l’écurie Stewart GP Ford, alors en grand forme, ou il s’offrira une dernière victoire. Il continuera dans le nouveau projet Jaguar Racing l’année suivante, aillant racheté Stewart GP. Il se retirera du championnat après cette décevante saison.
L’écurie Benetton perdra son partenaire moteur dès la saison 98 et comme l’écurie Williams devra se contenter d’un ancien moteur Renault 97 repréparé la société Mecachrome / Supertec avec le soutient de Playlife. x Délaissée par Flavio Briatore, l’écurie repassera au main de la famille Benetton, puis de l’anglais David Richards. En 2001, l’écurie Renault décide de faire son grand retour. La transition se fera en douce en d’abord en tant que motoriste et dès l’année 2002, l’écurie Benetton laissera place à Renault Sport F1 et au retour de Flavio Briatore. L’écurie sera championne du monde en 2005 et 2006 avec le pilote espagnol Fernando Alonso.

1994, Michael Schumacher et Damon HillChez Williams, c’est le tout jeune écossais David Coulthard alors pilote d’essai et champion de F3000 qui prennait le volant à la suite du décès de Senna. Ses résultats furent excellents pour un rookie, mais Williams à la conquête du championnat des constructeurs le remplaça à plusieurs reprise par Nigel Mansell, parti à la retraite en Indycar depuis son sacre en 92. Ce dernier ne brilla que lors du dernier GP prix de la saison, en remportant la course sur le circuit d’Adélaïde. Damon Hill muri rapidemment cette saison afin de se retrouver au coude à coude avec Schumacher lors du dernier GP.

Nigel Mansell suite à cet heureux podium signera un contrat avec Mc Laren l’année suivante, mais il devra attendre plusieurs courses avant de pouvoir prendre place dans le cockpit de cette dernière, lui imposant un régime stricte !
En 1996, David Coulthard signera chez Mc Laren Mercedes où il courera jusqu’en 2004. Il intégrera alors l’écurie Red Bull Racing jusqu’en 2008.
Damon Hill sera champion du monde avec Williams Renault en 1996, mais suite à un meli mélo trouvera refuge en 1997 dans la modeste écurie Arrows. Il terminera sa carrière en 1999 chez Jordan Mugen avec une victoire en 98 à Spa Francorchamps.

1994, Jean Alesi sur FerrariFerrari resta abonnée à quelques podiums, et suite à un accident de Jean Alesi, le pilote d’essai maison Nicola Larini eu droit à ses premiers points, et son premier podium. Nous étions encore bien loin du temps où les bolides rouges écrasaient tout, la Scuderia était surtout chamionne des abandons en ces temps. Seul Gerhard Berger décrocha une petite victoire durant cette saison.

Jean Alesi gagnera sa seule et unique victoire en 1995 avec Ferrari. Il intégrera avec son cohéquipier Gerhard Berger l’écurie Benetton Renault en 1996 pendant 2 ans. Berger terminera sa carrière par une dernière victoire en Allemagne, Jean Alesi trouvant alors refuge chez Sauber Petronas Ferrari de 1998 à 1999. Il tentera ensuite l’aventure française avec Prost GP Peugeot en cruel manque de performance et tentera de relancer sa carrière en fin de saison 2001 chez Jordan Mugen qui lui préfèrera le soutient de Honda et un pilote maison.
Nicola Larini, protégé de Ferrari participera à la saison 97 chez Sauber Petronas, nouvellement motorisée par Ferrari, mais ne ramenera qu’un seul point.

1994, Mika Häkkinen et Ron DennisChez Mc Laren, il en était de même, le moteur Peugeot et l’aéro trop agressive rendait le bolide rouge et blanc très difficile à conduire. Mika Häkkinen grapillait quelques points. Son coéquipier, pourtant expérimenter Martin Brundle se perdant trop souvent dans le peloton, les deux pilotes se hissèrent malgré tout dans le TOP 10. Les français de chez Peugeot laissèrent tout de même une chance de retour à Philippe Alliot sans résultat.

Mika Häkkinen, protégé de Mc Laren y terminera sa carrière en 2001, après deux titres de champion du monde.
Martin Brundle, devenu l’un des vétérans du paddock roulera chez Ligier Mugen en 1996, puis chez Jordan Peugeot, sans grand coup d’éclat.

Il y eu tout de même de beaux éclats chez les outsiders, de quoi donner à m’intéresser aux petits et pas uniquement à ceux qui gagnent.  Déjà l’époque certaines équipes me sont plus sympathiques que d’autres : les Jordan souvent à l’affut de podium à grapiller, les Ligier dans leur jolie robe bleue et la Lotus… mais nous parlerons un peu plus bas !

Les petits artisans irlandais de chez Jordan Hart pouvaient être heureux de la pole position du déjà “nouveau Senna”, Rubens Barrichello, agé d’une petite vingtaine d’années sur le tracé humide de Spa Francorchamps. Un poids sur les épaules du brésilien qu’il le pénalisera durant sa longue carrière, mais qui ne l’empêchera pas de signer quelques podiums pour sa première saison. Encore trop bouillant l’irlandais Eddie Irvine montrait également qu’il avait de l’avenir en F1. Entre accident et disqualification, l’écurie voyait passer un Aguri Suzuki et le retour de l’italien Andrea De Cesaris, chacun sans histoire.

1994, Les Jordan Hart de Rubens Barrichello et Eddie IrvineL’année suivante les deux équipiers brilleront encore. Eddie Irvine signera ensuite chez Ferrari en 1996 ou il sera l’admirable n°2 de Michaël Schumacher. Durant la saison 99, Irvine ne s’intègre plus chez Ferrari et il partira tenter sa chance dans la nouvelle écurie Jaguar Racing jusqu’en 2002, et leur offrira un dernier podium.
Rubens Barrichello quittera Jordan après une frustrante saison 96 pour rejoindre la toute jeune écurire Stewart GP Ford à qui l’offrira un premier podium sous là pluie à Monaco en 1997. L’année 1999 sera la plus saison de cette écurie, mais son patron Jackie Stewart choisi de la revendre à Jaguar, Rubens trouve alors une manignifique opportunité chez Ferrari où il espère faire éclater sa carrière comme n°1 Bis au coté de Schumacher. Il y décrochera de nombreuse victoire, mais n’aura jamais quartier libre pour s’attaquer au titre. En 2006 il rejoindra Honda et terminera sa dernière saison en 2008 avec un podium, avant de s’éclipser discrètement suite au retrait du constructeur.
Suite à l’abandon du soutient de Honda fin 2002, l’écurie Jordan sombra petit à petit. Une dernière victoire inespérée fut offerte par Giancarlo Fisichella sur un modeste moteur Ford et l’écurie fut rachetée en 2006 par un milliardaire russe, pour devenir Midland F1. Rachetée l’année suivante par les nééralandais de Spyker, elle appartient depuis la saison 2008 à l’indien Vijay Mallya sous le nom de Force India qui lui a offert un moteur Mercedes.

94, Karl Weindlinger et Heins-Harald Frentzen sur Sauber MercedesL’écurie Suisse Sauber pour sa 2° année commencait la saison sur le chapeau des roues. L’autrichien Karl Weindlinger et le nouveau pilote allemand Heinz Harald Frentzen ne manquait pas de répondant. De plus le moteur Mercedes Ilmor s’avèrait être promis à un bel avenir. Mais dès le grand prix de Monaco, le pilote autrichien se retrouve écarté des circuits, dans le comas. C’est l’italien Andrea De Cesaris puis le finlandais JJ Letho qui se relairont au volant des monplaces noires, sans grand résultat.

Le talentueux Karl Weindlinger ne se remettra jamais complètement des séquelles de son accident. Peter Sauber lui offrira un retour dans écurie en 1995, et sera contraint de lui trouver un remplaçant en cours d’année en la personne du français Jean-Christopher Boullion.
Heins-Harald Frentzen continuera son assension chez Sauber Ford jusqu’à la fin de la saison 96 où grâce à un joli podium à Monaco il parviendra à séduire Franck Williams et rejoindra l’écurie dès 1996. Il remportera ses première victoire dès 97, mais le retrait de Renault en 98 ne permettra pas à la Williams Mecachrome de rester dans le coup. En 1999 il rejoindra l’écurie Jordan Mugen où il réussira de jolie performance jusqu’à l’arrivée d’un Jarno Trulli trop imposant. En 2001 une sombre histoire entamera le divorce avec la bande à Eddie Jordan et un échange sera fait avec Jean Alesi. Frentzen terminera alors la saison chez Prost GP Acer tentant l’impossible à chaque course. Il fut même prêt à renouveler son contrat en 2002, mais l’écurie dut mettre la clef sous la porte. Attendant son retour, il pris le relais à un Felipe Massa trop bouillant pour les dernière course de la saison 2002 chez Sauber Petronas, et y terminera sa carrière en 2003.
Longtemps petite soeur de l’écurie Ferrari, l’écurie de Peter Sauber sera pour finir rachetée par BMW en 2006 lui permettant de titiller les grands et de s’offrir enfin sa première victoire en 2008.

Certaines équipes aux grands noms commençaient déjà à s’enfoncer dans la hiérarchie….

1994, Estoril. Sortie de piste d'Ukyo Katayama sur Tyrrell YamahaL’écurie Tyrell, au faste passé des années 70, ne cesse depuis bien longtemps de perdre de la vitesse, l’anglais Mark Blundell signera le dernier podium de l’écurie en Espagne. Son cohéquipier, le japonnais Ukyo Katayama, protégé du pilote Satoru Nakajima apportera également de nombreux points à l’écurie, malgré une fougue difficilement contrôlable.

L’anglais Mark Blundell malgré de jolies performance chez Tyrrell (94) et Ligier (93) ne trouvera qu’une place de pilote d’essai chez Mc Laren l’année suivante. Suite au contre performance du pilote n°1, il terminera la saison au coté de Mika Häkkinen, sans trouver d’autres opportunités pour la suite de sa courte carrière.
Le japonnais Katayama manquant de constance réussira quelques jolies course sur Tyrrell Yamaha de moins en moins compétitive et trouvera refuge pour sa dernière saison chez Minardi en 97, grâce au soutient de Yamaha Judd.
L’écurie Tyrrell tirera sa révérence fin de l’année 98, déjà rachetée par Craig Pollock qui la prépare à devenir l’écurie B.A.R. Honda offrira son soutient à cette écurie dès l’année suivante et finira par en prendre le controle en 2006 avant de jetter l’éponge en 2008 suite à une très mauvaise saison et une F1 en crise. Ros Brawn devrait reprendre l’écurie avec le soutient éventuel de Virgin.

1994, Erick Bernard sur Ligier Renault.L’écure Ligier a connu également de plus belles années, mais cette saison 94 n’est pas si mal. Depuis le soutien de Flavio Briatore et une motorisation Renault, les bleus réussissent de jolies choses en fin de saison avec une 2° et 3° place au GP de Hockenheim réalisée par Olivier Panis et Eric Bernard. Briatore décide de débaucher l’anglais Johnny Herbert souvent à la porte de points chez Lotus, avant de pour finir le faire passer dans son écurie principale. C’est alors le réserviste Franck Lagorce qui prendra le relais pour les deux seuls courses de sa carrière F1.

Olivier Panis restera fidèle à Ligier et leur offrira même la dernière victoire à Monaco en 1996. L’écurie est alors reprise par Alain Prost en 1997 où Olivier débutera pas un excellent début de saison jusqu’à son grave accident au Canada. Les années suivantes sauce 100 française d’une écurie Prost GP  motorisée par Peugeot ne prendra jamais. En 2000 Olivier rejoindra Mc Laren Mercedes en tant que pilote essayeur avant de reprendre les grand prix en 2002 chez B.A.R. Honda jusqu’en 2004 où Jarno Trulli, son ancien équipier viendra lui faire de l’ombre en fin de saison, le français choisissant même de laisser courir le pilote essayeur locale Ricardo Zonta au dernier GP de la saison au Brésil.
Erick Bernard et Franck Lagorce ne participeront pas à d’autres saison de F1. Franck sera le pilote essayeur Minardi en 1997.
L’écurie Ligier sera donc rachetée par Alain Prost en 1997 dans un projet d’écurie 100% française. En 2001, Peugeot laisse tomber la F1, l’écurie se lance donc avec un moteur Ferrari badgé Acer, mais cela ne suffira pas à combler les problèmes financiers de l’écurie qui est mise en faillite durant l’hivert. Tom Walkinshaw tente en vain de remettre l’écurie sous le nom de Dart GP, mais la FIA lui mettra des bâtons dans les roues…

1994, Johnny Herbert sur Lotus MugenL’écurie Lotus, elle aussi a vécu de grands moments, c’est elle qui a d’ailleurs lancer le prodige Ayrton Senna dans les années 80, mais l’écurie s’enlisse depuis quelques années. Motorisée par un moteur Mugen, l’ancien moteur Honda de la Mc Laren de 1992, Johnny Herbert fleurte souvent à la limite de la 6° place, sans succès. De nombreux pilotes se passent le relais : Alessandro Zanardi, Pedro Lamy, Mika Salo et… un petit belge Philippe Adams. A coup de billets, il obtient de courir notre GP nationnal, sans vraiment briller, il se promènera dans le peloton. Il faut admettre qu’à l’époque, j’étais content qu’un belge soit dans le championnat, mais sans que cela soit extraordinaire… L’époque Thierry Boutsen n’était pas tellement loin, ce dernier roulant encore chez Jordan l’année précédente. Malheureusement, Adams ne réapparaitra qu’une deuxième fois lors du GP du Portugal, avant qu’une sombre histoire d’argent noir à la sauce Van Rossem ne salisse sa carrière. Ce fut la dernière saison de l’écurie.

Si Philippe Adams n’aura pas d’autres chance en F1, Alex Zanardi, lui aussi ne trouva pas de place le championnat suivant et s’exila outre-atlantique rejoindre Nigel Mansell en championnat Indycar, qu’il remporta par deux fois. En 1999, Franck Williams souhaîte l’intégrer dans son équipe, comme il l’avait fait avec Jacques Villeneuve (champion Indycar en 95) quelques années au par avant. Le résultat ne furent pas à la hauteur, et Alex fut dominée par l’encore jeune Ralf Schumacher. Il retourne alors en Indycar, mais il perd ses deux jambes dans un terrible accident en 2001.
Le portugais Pedro Lamy ramènera quelques points lors de ses saisons en 1995 et 1996 chez Minardi.
Mika Salo fit ses débuts en championnat cette année là chez Lotus et rejoins en 1995 l’écurie Tyrrell Yamaha jusqu’en 1997. En 1998 il intègre l’écurie Arrows et finira par se retrouver sans volant au début de la saison 99. Il remplacera Ricardo Zonta chez B.A.R. avant d’avoir l’opportunité de voler au secours de la Scuderia Ferrari pour remplacer Michael Schumacher blessé. A deux doigt de s’offrir sa première victoire au GP d’Allemagne, il devra laisser passer son équipier Eddie Irvine, et terminera 2° du GP. Ce geste lui permettra une saison chez Sauber Petronas, petite soeur de la Scuderia l’année suivante. En 2001, rejoint le projet Toyota F1 en tant qu’essayeur, et sera le pilote n°1 lors de leur première saison en 2002. Avec pourtant une bonne saison, lui préferera Olivier Panis.

1994, Roland Ratzenberger sur Simtek FordEnfin, il y a toutes les petites écuries qui alors n’avaient pas grand intérêt pour moi. L’écurie Minardi Ford et ses deux pilotes italiens Pierluigi Martini et Michele Alboreto deux vétérans qui rapportèrent encore quelques points à leur équipe. Le projet français Larousse Lamborghini en perte de vitesse plaçant de nombreux pilotes bleu blanc rouge sur la piste durant la saison : Yannick Dalmas, Erick Comas, Olivier Beretta, Philippe Alliot et terminant par s’adjoindre les yens du japonnais Hideki Noda. L’écurie Footwork Arrows avec Christian Fitipaldi (neveu d’Emerson) et Gianni Morbidelli ramenant quelques points également. L’écurie Simtek Ford elle aussi alligna de nombreux pilotes dont le fils de Jack Brabham, David Brabham. A ses cotés Roland Ratzenberger, Jean-Marc Gounon, Andrea Montermini, Takicho Inoue et Domenico Schiatarella. Enfin, l’écurie Pacific Ilmor, presque financée par ses pilotes Paul Belmondo (le fils de Jean-Paul Belmondo) et Bertrand Gachot.

Beaucoup de ses écuries s’éclipsèrent rapidement des circuits. Larousse à quelques semaines du début de la saison 1995 et Simtek au bout de quelques GP. L’écurie Pacific abonnée au fond grille jetta l’éponge à la fin de cette même saison. L’écurie Footworks reprise par Tom Walkinshaw en 1996 redevint l’écurie Arrows, cherchant durant de longues années à devenir T.W.R. et fini par disparaitre par manque de budget durant la saison 2002. L’écurie Minardi passe au main de différent propriétaire dont Briatore avant d’être rachetée par l’australien Paul Stoddart au début du siècle. L’écurie ne décolle pas et glâne de temps à autres de maigres points. En 2006, elle rachetée par Red Bull qui la rebaptise Toro Rosso. En 2008 le jeune Sebastian Vettel lui offrira sa première pôle et sa première victoire à Monza.
Aucun de ces pilotes ne sortis du lot. Pierluigi Martini termina sa carrière en 1995 chez Minardi.
Gianni Morbidelli s’offri un podium en Australie la même année et resta pourtant sans volant l’année suivante, avant de faire quelques courses en 1997 pour remplacer le désolant Norberto Fontana chez Sauber Petronas.
Andrea Montermini trouva refuge chez Pacific en 1995, puis chez Forti Corse l’année suivante, toujours en fond de grille.
Domenico Schiatarella, sans éclat termina sa carrière avec la disparition de l’écurie Simtek en début de saison 95.
Takicho Inoue participa à de nombreuse course chez Footwork Arrows durant la saison 95, sans ramener de point.
Bertrand Gachot, actionnaire de l’écurie Pacific dû laissé la place à l’italien Giovanni Lavaggi afin de renflouer les caisses de son écurie.

1994, Pacific Racing Ilmor.

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9 réactions au sujet de « Fan depuis 15 ans, saison 94 »

  1. Perso, je dirais que tu as basculé quand Papa a pris un grand poster et retracé le circuit de Francorchamps au dos, ressortant ses cartes “les F1 de 1970 à 1977” sur lesquelles il y avait des auto-collants “ennui mécanique”, “ravitaillement” et “pneu crevé” et expliqué qu’à la corde du virage, on ne lançait qu’un dé mais qu’un score plus élevé qu’un 10 à l’extérieur du virage, c’était la sortie de route (fais un 6 pour repartir)

    Mais peut-être était-ce après …

  2. oui… c’est vrai, mais ce n’était pas encore pareil. Je jouais au voiture, je faisais des courses sur mon circuit avec des micro-machines, et je connaissais le nom du pilote attribué à chacune d’elles… et quand j’ai été un peu plus grand, j’ai fait de même avec les simulateurs de F1…

    Mais, ce n’était pas pareil…. Jusqu’à 1994, je ne connaissais que les grands pilotes… sans plus, même en améliorant ma culture par la suite, je ne peux pas ressortir grand chose des qui étaient chez qui ou a fait quoi…

    1993 : Je savais juste que Alain Prost était sur Williams, au couleur de SEGA, et Schumacher sur la Benetton jaune et verte. Senna sur la Mc Laren… et c’est tout. Je ne sais même pas sans faire des petites recherches qui était chez Ferrari les 4 premières années 90… Je sais juste que Berger est arrivé en 93… Alesi je crois en 91. Prost a du y rouler un petit peu, jusqu’à ce que l’on y annonce Senna, qui n’y a pour finir jamais été. (et cà je l’ai lu dans un dossier spéciale sur les 50 ans de la F1…

  3. petite erreur, Senna avait le numéro 2 et non le 0 appartenant à Hill. Moi aussi je me souviens bien de ma première saison, c’était en 93 ^^ de sacrés souvenirs, les autres qui suivront on était moins marquante.

  4. Ah ok, c’est Hill qui avait le numéro 0, Senna surement n’a pas vraiment du être emballé d’avoir ce numéro que lui laissait Alain Prost ;)

  5. Hill avait aussi le zéro en 93 et Prost le 2.

    En fait en 92 c’est Mansell qui fut champion et donc en quittant la F1 il laissait le numéro 1 ( et donc aussi le 2 ) à Williams, l’écurie titré.

    Mais en 93, Eccleston n’a pas voulu donné le numéro 1 à Prost et lui attribua le zéro. Et hop chez Williams ils se sont arrangé et inversé les numéros des pilotes. Hill : 0, Prost 2.

    1994, rebelotte !! Prost quitte la F1, Williams championne garde le même système : Hill 0, Senna 2.

  6. ah ben voilà… donc cela n’avait rien d’une règle pré-établie, mais un petit “caprice” d’Eccleston alors….
    grand merci pour ces infos !!!

  7. Cher Monsieur Vigneron,
    Je ne suis plus un perdreau de l’année mais il y a exactement 40 ans j’avais sur ma plache à dessin (je suis architecte-urbaniste) le tracé du circuit de Nivelles que mon bureau (groupe alpha à Bx) avait la charge de réaliser en tant qu’auteur de projet.C’est vous dire si,dans ce but,j’ai écumé tous les circuits européens et que depuis lors j’ai connu le monde de la course automobile et deux fois seulement en 1972 et 1974, celui de la formule 1.a l’époque nous n’avions évidemment pas les moyens techniques et audiovisuels d’aujourd’hui.
    Je viens de regarder ce vendredi 28 aout votre reportage des entrainements du grand prix de Belgique.Votre réalisateur a fait un travail remarquable,les vues caméras embarquées sont particulièrement superbes mais vous m’avez étonné,je devrais plutôt dire énervé voire crispé !! En effet en début de reportage vous avez dit”dommage qu’on ne voit pas un tour de circuit en camera embarquée !!!” Illico votre réalisateur en a filmé au moins une vingtaine…Et bien durant toutes ces images superbes,ou l’on voit le pilote se battre avec son volant et prendre les trajectoires sous le bruit enivrant de ces fabuleux moteurs,vous n’avez pas un instant arrêté de parler, parler…y compris jacky Ekelaert !!!! Vos commentaires,au demeurant, sont remarquables mais ne pourriez vous pas de temps à autres (un tour = -2 minutes) ne pas parler pour écouter cette superbe musique des temps modernes. Autrement dit, en termes d’étudiant d’autrefois ” Gaetan,tu pourrais pas fermer ta grand gueule pendant ces quelques minutes d’anthologie….”
    Merci à vous pour ce week end à Francorchamps

  8. Merci pour ce témoignage Daniel… même si je ne suis pas sur que Gaetan Vigneron le reçoive via mon blog ;)
    Perso, je préfère les commentaires de Gaetan plutot que le n’importe quoi de Lafitte et compagnie sur TF1… ceci dit je trouve qu’assez souvent on a l’occasion de pouvoir écouter le moteur… pas 2 minutes, … mais un peu tout de même…

  9. moi je suis fan de formule 1 depuis 29 ans et je suis une fille qui habite dans la région de toulouse. mes fan sont AYRTON SENNA, JARNO TRULLI, GIANCARLO FISICHELLA, OLIVIER PANIS, JUAN PABLO MONTOYA etc.. j’ai eu de la chance j’ai etait sur des circuit à MONACO à MAGNY-COURS ou j’avais gagner des places au grand-prix de france en 2006. j’ai eu aussi de la chance d’aller souvent sur les essais privés a BARCELONE ( 1997,1998,1999 )
    et j’ai rencontrer beaucoup de pilotes et j’ai sympatiser avec JARNO TRULLI ET OLIVIER PANIS. MIKA SALO
    Le plus dur pour moi cà était le décés de AYRTON SENNA.
    A TRES BIENTOT
    YAS

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