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Dans ma tête

Dans ma tête

Inside Out - Vice et Versa

Plus les années passent et plus je me rends compte que j’ai une chance incroyable. Là haut, dans ma tête, une vaste palette de souvenirs très précis de mon enfance est parfaitement ordonnée alors qu’il semble que pour beaucoup, l’adolescence et le passage à l’âge adulte a demandé à faire un Mind Cleaner & Optimisation afin de laisser la place nécessaire au optimisation fiscale, aux nombreux mot de passe et autres bourdonements politiques.

De cette odeur bien caractéristique que je retrouvais dans la cuisine de ma grand-mère, des lumières au loin par la fenêtre de la chambre et le bruit au loin de l’autoroute à la liste complète des pilotes de la saison 1994 de Formule 1. Des détails très précis des vastes mondes récurrents que j’arpente  dans mes rêves depuis tout petit aux aux aventures dans la magie des bois de Seraing avec mon frère, Vivien et Alain… Tout est là, facile d’accès dans ma tête et je peux sauter en quelques secondes de la réalité à tous ces moments inoubliables.

Alors, quand je découvre qu’un film tel Vice Versa pointe le bout du né au cinéma, je l’aborde évidemment avec ce regard peut-être différent de tous ces adultes autour de moi qui ont laissé de coté leur enfance pour devenir ce que le monde leur a demandé d’être et probablement cela me retourne donc peut-être un peu moins. Pourtant, je peux vous dire que je n’ai cessé d’avoir la gorge serrée et avoir été emplis d’émotion tout au long de ce nouveau Disney/Pixar et ce dès l’arrivée de Joie, lors des premiers échanges entre bébé et parents. Car, moi, c’est sous un autre angle que le film m’a ému.

Enfants, nous accumulons nombre de petites boules de couleur au fils de notre vie. Des expériences heureuses, des déceptions, des peurs, des colères,… tout cela va construire ce que chacun sera. Enfants, ados, adultes. Or, nous parents avons un rôle majeur à jouer au coté de nos enfants. C’est à nous de pouvoir offrir tous ces petits souvenirs à nos enfants en leur offrant des moments de qualité et ce, jusqu’à ce qu’il ne commence à prendre leur envole, dès la fin de l’enfance… Et c’est à nous aussi de travailler à leur faire conserver ces plus beaux moments, en leur racontant ces histoires de quand ils étaient petit, en capturant tous ces moments éphémères en photos et vidéo.

Alors qu’il y encore quelques jours, je mâchonnais mon début de vacances, Vice et Versa m’a remis sur le bon chemin. Vivre des choses avec eux, construire avec Charly, Alice, Juliette, des petits souvenirs inoubliables… Bien sur, je le fais déjà au quotidien, mais garder cette objectif comme quête principale de mes journées me semble beaucoup plus positif !

Pourtant, je trouve dommage que le film se montre un peu trop complexe à être compris par un enfant. Tout ceux qui était autour de moi dans le cinéma semblait peu conquis, et il aura fallu quelques moments de discussion avec Charly post-séance pour qu’il puisse mieux comprendre ce qui s’était passé dans le film, là où un “Il était une fois la vie” se montre de suite validé !

Merci à vous, à nouveau la bande à Pixar, pour avoir su m’ouvrir les yeux !

Seraing, quand j’étais petit…

Seraing, quand j’étais petit…

Seraing - Rue Edison - 1983Notre petite famille est arrivée en 1983 à Seraing, dans l’une des dernières maisons à vendre du quartier du Bois de l’Abbaye près du tout nouvel Hôpital venu s’implanter sur les hauteurs de la ville. Mes parents me racontaient qu’à l’époque, annoncer que l’on allait emménager à Seraing inquiétait un peu la famille ! Car Seraing, c’était La Mine et les Usines ! Il est vrai que mon arrière grand-père avait quitté le nord de l’Italie durant l’entre-deux-guerres pour venir travailler à Seraing, dans les mines de Charbon. Ma grand-mère allait d’ailleurs assez rapidement le rejoindre avec le reste de la famille et restera toute sa jeunesse du coté de la rue de Fort.

J’ai quelques vagues souvenirs d’avoir été visiter quelques maisons dans les campagnes, mais je n’ai découvert notre nouvelle maison que pour y passer notre première nuit dans mon lit, quand tout était déjà emménagé ! Moi, du haut de mes 6 ans, j’avais dit à mes parents : “J’aimerais bien une maison avec un balcon !” Parce qu’en fait, lorsque j’allais chez Henri et José, le long des quais de la Meuse, j’étais impressionné par le balcon de l’appartement qui donnait sur la ville. Mes parents avaient donc pu faire mon bonheur, la nouvelle maison avait son balcon, certes interdit aux enfants et pas très utile, mais il était bien là !

Nous habitions avant cela dans une maison que mes parents louaient à Rotheux, pas très loin de la route du Condroz. Il parait que la cheminée tombait en ruine, qu’il y avait plein d’araignées dans le garage dans lequel mon papa ne rangeait jamais notre Polo orange, on n’utilisait pas la moitié des pièces qui se chauffaient difficilement, il fallait bien attention de plus s’ouvrir le doigt dans les vieux carreaux de la serre et ne pas boire l’eau toute verte dans les tonneaux du voisin. J’y avais vécu un peu moins de 3 ans. J’en garde surtout de bons souvenirs du très grand jardin dans lequel mon frère d’un an plus jeune et moi allions jouer à tondre la pelouse et à la bonne saison regarder les moissonneuses batteuses couper le blé. Nous allions à l’école à pied, jusqu’au centre du village, ce qui maintenant que je suis grand me permet de constater qu’il y avait tout de même de quoi faire une sacrée balade.

Les Gillons et les MartinsAvec mon regard de Papa, je comprends maintenant le choix de mes parents d’avoir choisi cet endroit. Au printemps de mes 7 ans, j’avais l’autorisation de pédaler sur le trottoir du 41 jusqu’au 57 de notre rue, et après une petite négociation, j’allais même pouvoir rouler jusqu’au 59 où habitaient Alain et Annick nos premiers amis du quartier !

C’est que d’autres enfants de notre âge, le quartier ou même juste la rue en était remplis : Pierre, Sylvain, Marie, Alain, Annick, Gregory, Geoffrey, Laurent, Nathalie, Laetitia, Barbarra, Emilie, Florence, Christophe, Jessica, Natacha, Xavier, Vivien, Astrid,… Sur même pas 100m. A l’époque ni l’Hopital ni le cabinet du docteur ne transformaient le quartier en extension de parking et nous avons même “Le Petit Bois” à quelques mètres pour aller construire des cabanes !

Le jardin était plus petit qu’à Rotheux, mais le quartier était à nous ! Le mot d’ordre : “on ne traverse pas la route”. Assez rapidement, j’allais me rendre compte que je pouvais aller très loin sans traverser la route, jusque derrière la Piscine olympique. Les petites places en cul-de-sac devenaient propices aux courses de vélo, les trous d’obus dans les bois pour faire du ramping, les petits piétonniers en pente parfaite pour du Skate Board,… et les nouvelles maisons qui poussent terrain de guerre entre nous et les Insoumis !

Bien entendu, c’était une autre époque… Il est probable que l’on laisse moins maintenant ses enfants jouer dehors avec quelques consignes d’horaire et de trottoir… Mais il est certain que j’aurais eu une enfance riche et heureuse d’avoir vécu là-bas.

 

Un oignon sous l’oreiller

Un oignon sous l’oreiller

Bon, je vous en parlais il y a quelques jours à peine, janvier fut phénoménal dans la gestion des petits malades, après deux semaines de montée en température, Charly toussait et toussait de plus en plus au point que la nuit de vendredi à samedi fut vraiment très difficile. Il se réveillait tous les quart d’heure en pleurnichant et en toussant. Mon bonhomme était pourtant sous antibiotique avec en plus du sirop du baume et autres huiles essentielles, pastille pour la toux… rien à faire !

Madame me dit alors : “On m’a dit qu’il fallait mettre un oignon sous son oreiller !” (Un conseil initial de Valérie R. par ailleurs)

Bon autant les huiles essentielles j’y crois, autant ce genre de grand-mère me laisse assez perplexe… Mais après une nuit pareille et l’entendant tousser depuis déjà 4h. Je me dis que l’on ne tente rien à essayer. Je prends donc une échalote, je la pelle, la coupe en deux et zou sous l’oreiller….

Et là moins d’une petite demi-heure plus tard, plus de toux, il dort, dort, dort…

Aujourd’hui, notre amie Lieve nous confirme que cela a fonctionné également !

Merci iZeus !

bidochet

bidochet

bidochet

Tiens, ce midi on parlait “Doudou” avec les collègues, car la petite de Pat a perdu son doudou lors de son premier jour d’école… du coup, j’allais dire : “Oh, moi je n’avais pas de doudou tu sais…” mais enfait si… J’en avais un fameux…. mon Bidochet, conçu par ma grand-mère. Mais il était vachement grand, je ne pouvais mal de le perdre. Par contre, comme tout doudou je présume, il a bien souffert et a eu droit à de nombreux racommodage. Et Charly,… quel Doudou choisira-t-il ? Ce qui est sur, c’est que les bouquins recommandent d’en avoir un double, … en cas de perte… et vous, vous aviez quoi comme doudou ?